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Endettement: le FMI met le Cameroun en garde

Le chef de mission du Fonds monétaire international pour le Cameroun, en consultation de routine qui ira jusqu’au 24 septembre, a émis quelques inquiétudes quant au rythme d’endettement du pays

Le chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Cameroun, Mario de Zamaroczy, a émis quelques inquiétudes quant au rythme d’endettement du pays. S’exprimant face à la presse, au début de consultations de routine qui ira jusqu’au 24 septembre prochain, il a certes constaté l’avancée de projets d’investissement, mais pour lui «ces investissements sont financés avec un endettement extérieur».

«Nous nous soucions un peu de la vitesse avec laquelle l’endettement au Cameroun croît», a déclaré Mario de Zamaroczy au sortir d’une séance de travail avec le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey.

L’institution financière de Bretton Woods avait déjà émis des réserves sur le sujet le 9 juillet 2014, dans un communiqué publié au terme d’une mission statutaire dans le pays. «Le fardeau de la dette du Cameroun reste faible, en partie grâce au vaste allègement obtenu en 2006, mais il se développe de nouveau à un rythme rapide. L’analyse de viabilité de la dette montre que le niveau de risque du fait de la dette extérieure est passé de  »faible » à  »modéré », en raison de l’augmentation de la dette extérieure non concessionnelle. Selon les tendances actuelles, la dette publique globale devrait doubler en pourcentage du Produit intérieur brut, entre 2012 et 2019.»

S’agissant des termes de référence de l’actuelle mission, Mario de Zamaroczy a précisé que les échanges avec les officiels et le secteur privé seront influencés par la chute des cours du pétrole brut sur le marché international, le gouvernement camerounais se targuant néanmoins de la bonne tenue des finances publiques. Au moment où le FMI salue la «résilience» dont font preuve les pouvoirs publics en dépit d’un contexte international tendu, le gouvernement camerounais table sur une croissance de 6% en 2015, contre 5,9% l’année d’avant.


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