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Energie électrique: La Centrale à gaz de Douala inauguré

La société ENEO, concessionnaire du service public de l’électricité, a procédé mardi à l’inauguration de la centrale au gaz naturel de Bassa-Logbaba, d’une capacité de 50 Mégawatts (MW)

La société Energy of Cameroun (ENEO) concessionnaire du secteur de l’électricité, a procédé mardi à l’inauguration de la centrale au gaz naturel de Bassa-Logbaba, d’une capacité de 50 Mégawatts (MW) pour un coût de 20 milliards de francs CFA d’investissement.

Cette nouvelle infrastructure vient renforcer l’offre énergétique du pays, et réduire de manière perceptible, les coupures d’électricité dans la mégapole de Douala et ses environs.

Pour le ministre de l’Eau et de l’Energie Basile Atangana Kouna qui présidait la cérémonie, cette nouvelle infrastructure est «l’aboutissement d’un travail collectif dont le but est d’améliorer l’offre énergétique du pays».

Parmi ses partenaires, il y a outre l’entreprise ENEO, propriété du Fonds britannique d’investissement Actis, mais également, Gaz du Cameroun (GDC), filiale de la firme britannique Victoria oil and gas Plc (VOG), qui ont contribué aux côtés du gouvernement camerounais à rendre opérationnel à moins de trois mois, cette centrale.

Le Cameroun qui ambitionne de devenir une économie émergente à l’horizon 2035 selon M Atangana Kouna, a besoin de produire davantage l’électricité, non seulement pour combler le gap qui se situe entre 75 MW et 100 MW par an, mais également se positionner comme exportateur de l’électricité; Un programme de développement qui tient compte de la construction en cours des barrages hydroélectriques, l’exploration des énergies renouvelables, aussi bien la biomasse, l’éolien que le solaire.

Des infrastructures conclura-t-il qui conforteront la place du Cameroun comme «un hub énergétique dans la sous-région».

Le directeur général d’ENEO, Joel Nana Kontchou, qui a relevé que la demande en électricité qui connaît une croissance de 5 et 7 pour cent en moyenne par an, est renforcée par la vétusté des installations, dont certaines datent de cinquante ans.

«Tant que 40 pour cent de nos ouvrages de distribution et de nos lignes seront surchargés, tant que nous perdons plus de 600 transformateurs de distribution par an, entre autre du fait de la fraude et du vandalisme, nous devons travailler plus dur pour améliorer nos capacités de transformation, parce que pour nous, beaucoup reste à faire», a-t-il insisté.

Pour y remédier, l’entreprise a adopté quatre axes prioritaires qui se résument notamment à la recherche permanente des solutions adaptées avec le souci du moindre coût, pour améliorer la qualité du service

Elle envisage aussi une mise en conformité des installations et des sites aux règles et normes environnementales en vigueur; la décentralisation des centres de gestion vers la périphérie pour être plus proches des clients et le renouvellement du personnel et le soutien des autorités pour être plus productifs.


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