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Energie renouvelable au Cameroun, les propositions faites par la diaspora

L’administration et les experts camerounais de l’étranger ont mené des discussions sur le sujet lors du DAVOC 2011

Un retour d’expérience difficile pour des projets de la diaspora
Le DAVOC 2011 a été l’occasion de discutions sur la thématique de l’innovation dans le domaine de l’énergie et du développement durable. Des discussions qui étaient modérées par le docteur Kondjock, expert camerounais en énergie, au siège de l’agence internationale de l’énergie atomique. Les intervenants venus de la diaspora ont refusé d’être des donneurs de leçons. Ils ont dit être venus écouter le gouvernement sur la situation actuelle du développement du secteur de l’énergie au Cameroun. « Nous avons un expertise mais nous pensons que celle-ci ne peut être exploité par la Cameroun que si nous savons déjà quels sont les problèmes locaux et c’est pour cela que nous écoutons attentivement les différentes présentations que font les représentants de l’administration camerounaise », a fait savoir le docteur Kondjock. Prenant la parole en retour d’expérience, David Mola de la Mola Solaire International s’est attardé sur les difficultés à investir au Cameroun. De son expérience, le Cameroun ne semble pas encore avoir mis sur pied un cadre clair de promotion des investissements dans le domaine énergétique. « J’ai rencontré les autorités, je leur ai proposé des axes d’investissements dans le domaine. C’est difficile d’avoir un interlocuteur précis et les tracasseries administratives sont parfois difficiles à gérer », a-t-il fait savoir. Le gouvernement de son côté a présenté l’état actuel du secteur. Un représentant du ministère de l’énergie a fait savoir que le cadre se mettait progressivement en place et qu’une de ces avancées considérables était l’adoption par le parlement camerounais de la loi sur la libéralisation de l’énergie.

La diaspora est disposée à apporter son expertise
De manière globale il a été développé que le problème du secteur de l’énergie au Cameroun n’est pas seulement celui de sa production. Bien que l’administration s’en soit défendu, il a été retenu qu’il n’existe pas un plan de développement de l’énergie, avec des objectifs définis et surtout chiffrés sur le long terme. Pour se défendre, les autorités prennent toujours exemple sur les projets de construction de barrage sur Lom Pangar et sur la Memve’ele. Des projets que des experts jugent bien, mais malheureusement insuffisants pour apporter les solutions crédibles pour les problèmes d’énergie. Autour d’un plan énergétique il faudrait une équipe qui puisse travailler en synergie et non pas des initiatives par département ministériel. « Les plans de développement d’énergie dans les pays impliquent des responsables financiers, des ingénieurs mais aussi des administrateurs de réseau technique, de la maintenance des infrastructure de distribution et autres compétences » a indiqué Alain Bellhomo de l’association des ingénieurs camerounais d’Allemagne. Comme dans de nombreux pays africains, l’énergie coûte encore cher au Cameroun. Une situation qui étonne de nombreux observateurs mais aussi des consommateurs et qui devrait évoluer positivement (baisse des coûts). Dans cette perspective, il a été admis que les camerounais de la diaspora pourraient être d’une grande utilité, en raison de la présence parmi eux de personnes dont le potentiel en matière de développement d’énergie a été mis à l’épreuve avec succès dans de nombreux pays. Les participants des travaux sont convenus aussi que désormais il faudrait que des plateformes d’échange d’information puissent être mis en place pour faciliter la participation effective des camerounais de la diaspora dans l’effort de construction d’une production énergétique pertinente.

Comment faire baisser les coûts de l’énergie au Cameroun?
Journalducameroun.com)/n


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