Politique › Institutionnel

Enlèvement des otages français: La réaction des autorités camerounaises

L’administration annonce avoir lancé une chasse à l’homme et être en contact avec les autorités nigérianes et françaises

Le président Paul Biya du Cameroun a demandé que des mesures soient prises après l’enlèvement dans son pays de 7 otages dont la nationalité française a été aujourd’hui confirmée. « Immédiatement informé de la situation, le président de la République, S.E. Paul BIYA, a instruit des mesures urgentes pour rechercher les otages. Le dispositif sécuritaire en place dans la région a été renforcé, le gouvernement camerounais reste en contact permanent avec les autorités nigérianes et françaises », peut-on lire dans un communiqué du Ministre délégué aux affaire étrangères, en charge du Commonwealth. Le communiqué précise aussi, que « les ravisseurs ont traversé la frontière du Nigeria avec leurs otages ». Une intervention du gouverneur de la région de l’extrême nord, lieu où s’est déroulé l’enlèvement donne pour la première fois l’identité des victimes. Il s’agit d’un employé de GDF Suez, qui avec sa femme, ses quatre enfants et son frère, venaient de passer un séjour au parc touristique de Waza. Le gouverneur de la région fait aussi savoir qu’une chasse à l’homme a été ouverte et que les autorités camerounaises et nigérianes collaborent sur ce coup. L’enlèvement n’a pas été revendiqué, et l’identité des ravisseurs reste encore un mystère. Une seule information est connue à ce jour, ils étaient quatre sur des motos, armés de Kalachnikov. Les autorités du Cameroun tiennent aussi à préciser que les ravisseurs ne sont pas camerounais, mais sont venus visiblement du Nigéria, vu que c’est la direction qu’ils ont prise avec leurs otages.

C’est la première fois que des touristes sont enlevés sur le territoire Cameroun. Jusqu’ici les seuls enlèvements de personnes se faisaient dans les eaux territoriales. La localité est actuellement en principe sur protection du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR). La question aujourd’hui est de savoir si au niveau du parc de Waza, on a prévu de faire bénéficier de cette protection spéciale aux clients. Pour sa part le gouvernement camerounais indique qu’il « tient à rassurer les touristes sur les mesures prises pour renforcer la sécurité dans les différentes zones touristiques du pays ». On apprend également que le dispositif sécuritaire habituel de la zone de Waza a été particulièrement renforcé depuis ce mardi. La question de savoir comment cela est arrivé continue de préoccuper les esprits. Lors d’une conférence de presse prévue de longue date avec le Premier ministre malien, Laurent Fabius s’est montré prudent ce mardi après-midi à Paris: «La zone où ils ont été pris est au Nord du Cameroun, non loin du Nigeria et du Tchad (…) Si tout cela est confirmé, cela signifie que la lutte contre les groupes terroristes est une nécessité absolue.» «Au moment où je vous parle, nous n’en savons pas plus (…) Nous sommes en contact avec le Cameroun et le Nigeria (…) Notre centre de crise s’occupe de tout cela. Il a pris contact avec la famille», a expliqué le ministre des Affaires étrangères, évoquant le terrorisme comme «un problème dont doit s’occuper toute la communauté internationale». Une analyse qui doit être mesurée, car si c’est la première fois que des personnes sont enlevées sur cette zone du Cameroun, il y a une dizaine d’année, y régnait le phénomène des coupeurs de route qui braquaient les voyageurs. On a aussi souvent annoncé des enlèvements d’enfants dans les communautés peuhls qui n’étaient rendus que contre rançon. Si la piste Boko Haram, du nom de la secte nigériane est privilégiée, il ne faudrait pas négliger les autres pistes probables.

Les otages ont été enlevés dans l’Extrême Nord Cameroun
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