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Entreprises parapubliques: Joseph Beti Assomo est le nouveau PCA du CNCC

Le gouverneur de la région du Littoral a été nommé, par décret présidentiel, ce 29 octobre 2012, à la tête du conseil d’administration du Cncc, en remplacement du ministre des Transports

Désaveu
Le texte de Paul Biya a été lu dans le journal de 17 heures du poste national. Joseph Beti Assomo est donc le nouveau PCA du Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC). C’est la première fois dans l’histoire de cette structure para-étatique qu’un PCA n’est pas ministre des Transports. Car le CNCC dépendant de ce département ministériel, les PCA ont toujours été les ministres des Transports. Avant Robert Nkili, en effet, c’est Maïgari Bello Bouba, l’ancien ministre des Transports qui a occupé ce poste. Pourquoi Paul Biya a-t-il pris la résolution de retirer ce prestigieux poste à Robert Nkili qui, pourtant, est encore ministre des Transports ? Aucune réponse précise à cette question fondamentale. Mais, plusieurs observateurs avertis qualifient ce changement de désaveu, faisant allusion à la guerre de tranchées qu’il y avait entre Robert Nkili et Auguste Mbappe Penda, l’actuel directeur général du CNCC. Le premier n’a pas caché l’inimitié qu’il nourrissait à l’endroit du second. Comment oublier la sortie du Mintrans à dimanche midi en août 2012 ? En effet, le 16 août 2012, Robert Nkili était invité à l’émission à succès du poste national, dimanche midi notamment. Robert Nkili a adopté une attitude qui a surpris et même embarrassé les administrateurs du CNCC. En effet, interrogés sur cette rumeur faisant état des détournements de 31 milliards et de la fraude au Cncc, Robert Nkili, dans son humour habituelle, a dégagé sa responsabilité, rejetant tout sur le Dg du CNCC. « C’est vrai que c’est ma photo qui est à la Une, mais dans l’article on parle plus du DG ».

Contrôle du Besc
Une réponse prudente à la question de Marc Modzom qui n’a cessé de le pilonner sur le sujet, en lui rappelant un journal paraissant à Yaoundé, qui n’a pas d’ailleurs hésité à mettre Robert Nkili à la grande Une, dans son édition du 11 août 2012. Dans l’ensemble, l’ancien président du conseil d’administration de cette structure a été accusé de man uvrer dans l’ombre pour mettre son directeur général en difficultés. L’enjeu étant le contrôle du marché du bordereau électronique de suivi de cargaison (Besc). Lors du dernier conseil d’administration du CNCC tenu le 19 août 2012, Robert Nkili a dévoilé ses ambitions. Celles de retirer le marché de la gestion du Besc à Phoenix Europe pour l’attribuer à Antaser, une entreprise qu’il maîtrise parfaitement. Puisque cette dernière, agissant sous son autorité, a inondé les milieux maritimes africains et internationaux des communiqués au mois de mars 2102, annonçant l’implication dans la délivrance du Besc. Il a fallu une campagne de mise au point d’Auguste Mbappe Penda, le Dg du CNCC pour mettre fin à cette forfaiture. Dès lors, on peut conclure que Paul Biya a désavoué Robert Nkili, et donné raison à Auguste Mbappe Penda qui va travailler désormais avec Joseph Beti Assomo. On espère seulement que ce dernier ne va pas se quereller à ciel ouvert avec son Dg, comme le faisait son prédécesseur alors Pca du Port autonome de Douala (Pad). Pour le contrôle des marchés. En tout cas, c’est une bouffée d’oxygène au CNCC, même si les uns et autres jubilent sous cape.

Joseph Beti Assomo, gouverneur de la région du Littoral, est le nouveau PCA du Conseil national des chargeurs du Cameroun
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