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Environnement : Yaoundé charrie des immondices

Certains quartiers abritent des eaux stagnantes qui polluent l’air, provoquant des désagréments aux populations.

Une eau stagnante semble avoir fait son lit en face de la brigade de Mendong à Yaoundé. Il ne s’agit pourtant pas d’une flaque d’eau laissée par la pluie. Sinuant sur le rebord du trottoir en direction du lycée de Mendong, cette eau se caractérise le plus souvent par son odeur fétide. Au point où il est quasiment impossible de passer en ces lieux sans se pincer le nez, tant l’air y est irrespirable. Une situation qui connaît son point culminant lors de la saison des pluies puisque « l’eau remonte à la surface et déverse des excréments sur la route », affirme Raoul, son box de produits alimentaires installé non loin de ce « carrefour caca ».

Point n’est pourtant besoin d’attendre la période pluvieuse pour être happé par cette l’odeur. En effet, il suffit de passer près de cette marre pour humer, sans le vouloir, l’odeur dégagée par les urines qui se sont mélangées à l’eau. Ou qu’une autre odeur, plus forte celle-là, ne vous prenne la gorge. C’est à cet endroit précis que se trouve la sortie des conduites souterraines qui recueillent les eaux usées en provenance des différentes habitations qui forment ce quartier. Cependant, à défaut d’être évacuées vers une station d’épuration, ces eaux sont directement expédiées à l’extérieur, c’est-à-dire dans les caniveaux environnants ou tout simplement sur le trottoir. Embaumant l’air d’un arôme infect.

Ce phénomène semble se répéter inlassablement. Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que ces égouts ne sont sans doute pas entretenus comme il se doit, qu’ils sont caducs, à moins qu’il ne s’agisse d’un problème de capacité. D’après certaines personnes interrogées, la faute revient plus ou moins aux populations qui « profitent des pluies pour jeter leurs ordures dans les caniveaux ». Conséquence : les conduits se bouchent. Et, en saison pluvieuse, l’eau des pluies se charge de déboucher ces conduits, propulsant alors à l’extérieur, toutes les immondices accumulées sous terre. A moins qu’un camion ne vienne vidanger les conduits.

Ce phénomène n’est certes pas le propre de ce quartier de Yaoundé. La situation est par exemple identique au marché des Acacias à Biyem-Assi où un filet d’eau nauséabonde, s’écoulant d’une des bouches d’égout béant, pollue l’air. Et la situation va de mal en pis surtout que les véhicules qui empruntent cette route, ne manquent pas de soulever cette eau, propageant cette odeur encore plus loin. Idem à la Cité Verte, précisément au lieu dit « descente ancien bâtiment » où une autre marre d’eau y a élu domicile. Si l’odeur est moins forte qu’à Mendong, cela n’en reste pas moins un problème de santé publique, au regard du bac à ordures situé non loin de là, véritable « oasis » d’insectes de tous genres ; lesquels sont des vecteurs de plusieurs maladie.


Quotidienmutations.info)/n
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