› Eco et Business

Epargne privée : Le gouvernement en veut plus

Le gouvernement compte de plus en plus sur l’apport du secteur privé pour financer l’économie en vue de l’émergence en 2035

Plus de la moitié des pays à travers le monde sollicite de plus en plus les marchés des capitaux pour répondre à une partie de leurs besoins de financement, qu’ils soient industrialisés, en voie de développement, ou sous-développés. C’est un peu la conséquence du durcissement des conditionnalités liées au financement des bailleurs de fonds aussi multilatéraux que bilatéraux, mais on peut aussi noter les multiples limites constatées à travers les autres sources traditionnelles de financement que sont les recettes budgétaires. En sollicitant le marché pour financer son déficit budgétaire, le Cameroun fait appel aux agents économiques à capacité de financement pour acquérir les titres qui peuvent émettre à cours, moyen et long terme à l’instar des bons ou des obligations du trésor. Dès la fin des années 2010, les pouvoirs publics ont expérimenté le financement sur les marchés de capitaux à travers les obligations du trésor et les bons du trésor, c’est ainsi que 270 milliards de francs cfa ont été récoltés soit 200 milliards de francs cfa d’obligations et 70 milliards de francs cfa de bons du trésor.

Les atouts de l’épargne privée
Au niveau du Cameroun, l’appel à l’épargne privée repose sur les hypothèses macroéconomiques établies pour financer le budget de l’état pour l’exercice 2012. Sous ces hypothèses, les prévisions budgétaires découlant des objectifs de croissance indiquent des ressources internes estimées à 2280 milliards de francs cfa pour couvrir des dépenses chiffrées à 2800 milliards de francs cfa. Une étude pointue des comptes de l’état fait ressortir un besoin de financement brut qui s’élève à 520 milliards de francs cfa dont 443 milliards de francs cfa de besoin d’endettement brut et le reste à couvrir par des dons évalués à 66 milliards de francs cfa en plus des réserves de 21 milliards. Le ministre des finances camerounais Alamine Ousmane Mey reconnaît les atouts des instruments de financement du trésor public. Pour le grand argentier national, « ces instruments qui peuvent être souscrits par tout investisseur, personne physique ou morale, offrent beaucoup d’opportunités à notre pays, à la banque centrale, à nos établissements financiers et à nos entreprises et opérateurs économiques. » Le gouvernement estime y trouver la possibilité de financer son déficit budgétaire par des ressources non inflationnistes et de mieux maîtriser les coûts et risques liés à l’endettement public à travers l’adoption d’un système de gestion de la dette et de la trésorerie plus dynamique et plus performant. Au niveau de la banque centrale, ces instruments lui permettent de mieux contrôler la politique monétaire. Quant aux établissements financiers, ils y trouvent la possibilité de diversifier leur portefeuille d’actifs financiers et de la gamme de produits de placement susceptibles d’être offerts à leur clientèle et dont les atouts sont indéniables. Deux autres atouts fondamentaux sont à noter : les instruments de financement du trésor public constituent un placement rentable et un investissement sans risque.

e ministre des finances camerounais Alamine Ousmane Mey
Journalducameroun.com)/n

Zapping Actu International
Vos paris sportifs can 2019
1xbet
À LA UNE
SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé