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Epidémie de Choléra au nord Cameroun: Le gouvernement dit avoir maitrisé la situation

Selon les déclarations officielles, le choléra qui a ravagé la région de l’extrême-nord du cameroun est pratiquement maitrisé

Seuls 113 cas restent préoccupants, selon le gouvernement
L’épidémie de choléra qui a causé de nombreux morts dans la région de l’extrême nord du Cameroun est pratiquement maitrisé, a-t-on annoncé de sources officielles vendredi 13 août à Yaoundé la capitale camerounaise. Mercredi 11 août, une équipe gouvernementale composée du ministre de la santé et du ministre en charge de l’eau et de l’énergie s’est rendu sur le terrain, à Mokolo, localité où la maladie a causé le plus de morts. La situation est aujourd’hui maitrisée, il est vrai que cette épidémie a touché 2431 personnes et occasionné la mort de 184 d’entre eux, mais actuellement les malades sont pris en charge dans les hôpitaux publics, mais aussi dans le cadre des organisations communautaires. On a vu des salles de classe à Sirak, transformées en zones d’accueil et de soin des malades. A l’heure actuelle, seul 113 personnes sont encore durement atteintes par la maladie, a déclaré André Mama Fouda, le ministre de la santé publique. Il reconnaît aussi l’apparition de quelques cas à Garoua, dans la région du nord, qui a enregistré un décès. Pour sa part, le ministre Michael Nganko Tomdjio de l’énergie et de l’eau a indiqué que ses collaborateurs présents dans les localités avaient reçu pour instruction de sensibiliser les populations à l’observation des mesures d’hygiènes. Nous avons invité les populations à se laver les mains lorsqu’elles rentrent de leurs activités, mais aussi nous avons prescrit aux mairies de construire des latrines publiques a-t-il indiqué.

Le choléra s’est déclenché dans cette partie du Cameroun au mois de mai 2010. En ce moment-là, plusieurs agences internationales avaient attiré l’attention du gouvernement sur les risques d’une grosse propagation de l’épidémie. En visite dans l’extrême nord fin juin, Mama Fouda, ministre en charge de la santé publique, avait déjà rassuré une première fois, indiquant cette fois là aussi, que la situation était maitrisée. Selon des rapports diffusés par de nombreuses organisations et témoins dans cette partie du pays, la situation démographique et la situation sanitaire sont des facteurs favorables à la propagation de la maladie. Dans les zones rurales à fortes activités pastorales, les communauté villageoises partagent l’eau des marigots avec les bêtes et ne sont pas suffisamment sensibilisés aux techniques de traitement de l’eau pour la rendre potable. Des témoignages sur place affirment que le nombre de victimes est plus important que les chiffres officiels. De nombreuses personnes vivent en zones rurales, et lorsqu’il y a un décès on l’enterre directement sans toujours déclarer aux autorités, nous a déclaré un habitant de la localité. C’est le cas d’épidémie de choléra le plus mortel que le Cameroun ait connu jusqu’ici depuis au moins 10 ans. La persistance des pluies et le manque des moyens font craindre à certains, que les déclarations du ministre ne se vérifient pas sur le terrain. Si des mesures fortes et à long termes ne sont pas prises, certains craignent une amplification de la maladie.

Le ministre André Mama Fouda sur le terrain (à droite)
cameroon-info.net)/n
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