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Eric Kennedy Foyet: «Je compte faire de Mbankomo une zone industrielle»

L’homme d’affaires, candidat à la mairie de Mbankomo, parle des problèmes de la localité ainsi que ce qu’il apporte pour le changement

Vous envisagez de prendre la tête de la mairie de Mbankomo. Sous quel parti politique vous présentez-vous et de quels moyens disposez-vous ?
Je voudrais d’emblée vous remercier pour cet honneur que vous me faites, ainsi que les colonnes de votre journal que vous ouvrez pour moi. Pour revenir au vif du sujet, je suis responsable départemental de Mbankomo du Mouvement pour la renaissance du Cameroun plus connu sous l’abréviation du MRC.
A proprement parlé, j’habite Mbankomo et je vis et subi comme la majorité des habitants de cette contrée, les misères de cette zone. Je me considère comme citoyen de la zone et je dispose d’un collectif d’hommes d’affaires et de partenaires étrangers prêts à m’aider à faire de Mbankomo, une zone industrielle. Et donc, sortie ce département du Centre de la situation qu’elle vit au jour le jour. Je suis un honnête homme d’affaires et je compte bien investir dans cette élection.

La commune de Mbankomo étant une commune rurale et donc, très poussée vers ses valeurs ethniques, quelle chance disposez-vous en tant qu’étranger à la localité ?
Je prône la rupture, je lutte contre le tribalisme, et puis vous savez on parle ici d’un scrutin de liste, il y a dans ma liste plein de natif (18) et aussi d’autres tribus, telles que les Nordistes les Bassas qui font parties des populations de la zone. Avec la poussé démographique que connait le département du Mfoundi, le voisin immédiat, Mbankomo est aujourd’hui une ville cosmopolite. J’ai une belle famille dans la zone qui milite déjà dans le parti et qu’est-ce qui vous dire que je n’ai pas d’enfants dans chaque village (rire).

Quelle est la force de pénétration du MRC en ce moment à Mbankomo ?
C’est terrible de voir que les populations adhérer réellement. Que le parti vienne à connaitre des ruptures de stock de carte de membre du parti. La population ici, attendait depuis une vraie offre alternative et elles l’à trouvé dans la formation politique que dirige le professeur Kamto Maurice. Nous avons la bénédiction de la plupart des chefs de villages qui nous accordent aussi leurs protections spirituelles. Le fait pour cette zone d’avoir deux personnalités fortes en l’occurrence ancien Sgpr en prison, facilite l’intégration du MRC. Croyez-moi, le MRC fait recette ici sans avoir à trop batailler.

Quels sont vos rapports avec la population locale ?
Ils sont au beau fixe, je puis le dire sans ambages. Sans grande publicité, et avec mes propres moyens, nous avons mis sur pied un comité de jeunes pour le développement de la zone et nous y avons accompli des prodiges, tels que l’électrification, le terrassement des routes, l’aménagement de cours d’eau, l’équipement sportif pour les jeunes et surtout distribué des semences aux femmes de la zone pour que l’agriculture soient aussi un moyen d’épanouissement.

Comment se porte Mbankomo en ce moment ?
Mbankomo va mal, très mal même. Pour illustration, plus de 8 milliards Fcfa pour amener l’eau à Mbankomo mais juste au centre ville. La majorité des villages n’en n’ont pas, il n’existe pratiquement pas d’hôpitaux publics, de route. La grande partie des villageois sont demanderesques d’énergie électrique pour mener des activités dans la zone. C’est très compliqué, lorsque la population fait des efforts de payer du matériel, celui-ci est très défectueux et ne permet pas d’avoir un courant stable. Il se dit d’ailleurs que le chef de l’Etat ne souhaite pas entendre parler de Mbankomo car tous ceux qu’il a placés aux affaires dans cette zone ont voulu sa place. C’est peu être la raison pour laquelle cette zone pourtant très proche de Yaoundé (frontalier) est totalement enclavée, pas de route, pas d’eau, pas de travail pour les jeunes, pas d’école maternel dans la grande partie de villages. Il y a officiellement 19 228 Habitants, mais la réalité est bien plus grande surtout avec l’extension de cette banlieue de Yaoundé, la population à pratiquement doublé.

Que comptez-vous apporter à cette population ?
Beaucoup d’emploi, car je compte faire de Mbankomo une zone industriel, voir la 2e zone la plus industrialisée du Cameroun et elle en a les moyens. Cela créera plus de 5 000 emplois jeunes en deux ans seulement et 5 000 emplois supplémentaires en cinq ans. Je compte aussi remédier à l’épineux problème de fourniture électrique en installant une grande centrale éolienne dans la zone grâce à des partenaires canadien de Canwea. Cette centrale naturelle fournira à la zone toute l’énergie donc elle a besoin et sera un exemple pour ce qui peut être fait au Cameroun. Je travaille également sur l’installation d’une grande usine de montage de véhicule qui sera mise en place par des partenaires Chinois dans la même zone et je vais m’assurer que les jeunes de cette localité y soient employés en priorité.
Je négocierai avec les 3 carrières existantes la réfection des routes et la création de celles qui n’existent pas .J’amènerai des Italiens avec qui je suis en pourparlers. Ils transformeront sur place le sable bloqué par une élite de la place en vitre exploitable pour la construction de nos locaux.

Quelle est la stratégie que vous utilisez pour amener la population à adhérer au programme politique du MRC dans cette localité ?
Nous distribuons le programme du parti chaque jour dans la zone, nous rencontrons des jeunes et autres habitants pour leur expliquer que notre parti n’apportera pas la guerre, mais la prospérité à la localité de Mbankomo et ses villages.
Le reste et surtout la réelle stratégie ne se dévoile pas. Je m’entoure bien entendu des conseilles du Pr Mathias Owona Nguini, Dr AHMADOU SEHOU et plein d’autres experts. Nous mettons en place une stratégie pour contrer la fraude et gagner haut la main.

A quel niveau se trouve votre combat en ce moment ?
Nous avons fini les consultations, même avec certains conseillés actuels du Rdpc convaincu de la gabegie de l’équipe en place. Nous réservons plein de surprises. Il est certain que la population nous accompagne, mais leur préoccupations et les nôtres se trouvent au niveau des fraudes. Je dois vous avouer que j’ai une franche collaboration avec Elecam et s’ils tiennent à leur parole, nous gagnerons la mairie, bien que jusqu’à date il refuse à nous fournir le découpage électoral.

Croyez-vous qu’il vous sera facile de détrôner le Rdpc qui s’est enraciné depuis des décennies ?
Le désamour des populations pour le Rdpc est flagrant que je crains un vote 100% pour le Mrc. La corruption électorale est finie dans cette zone. Les gens veulent du concret et mangeront l’argent du Rdpc mais voterons le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Il faut bien noter que Mbankomo est presqu’inexistante, nous pensons que la population doit avoir le courage d’ouvrir une nouvelle voie, celle du bonheur et de la prospérité, de la lumière, l’école et surtout le travail pour leur enfants.

Eric Kennedy Foyet, candidat à la mairie de Mbankomo

journalducameroun.com)/n

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