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Escroquerie immobilière : une plainte collective contre la Sicc en préparation

Les 180 victimes du projet inachevĂ© annoncent qu’une procĂ©dure judiciaire sera engagĂ©e tout de suite après la lĂ©galisation de leur l’association.

Cent quatre-vingt personnes se disent victimes de ce qu’ils considèrent comme « une arnaque » de la Southwest international construction corporation (Sicc), une sociĂ©tĂ© immobilière prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant la branche camerounaise d’un groupe amĂ©ricain. Tout a commencĂ© il y a sept ans, en juin 2010. La Sicc s’installe au Cameroun et propose de construire 180 logements individuels « haut standing » en système prĂ©fabriquĂ©es, Ă  Yassa par Mbanga-Bakoko. Sa promotrice, Brigitte Soppo Ngalle, s’associe Ă  un partenaire amĂ©ricain qui, d’après elle, dispose de 40 ans d’expĂ©rience dans le dĂ©veloppement immobilier,  et propose des logements Ă  des prix compris entre 26 millions et 46 millions de francs CFA.

Après la campagne de promotion, la Sicc a rĂ©ussi Ă  convaincre plus de 180 particuliers de souscrire au projet en un an d’existence. Selon le contrat signĂ© par chacun d’entre eux, l’acquĂ©reur rĂ©serve une propriĂ©tĂ©, moyennant le paiement d’une avance minimale de 10% de la valeur du logement sollicitĂ©. Les fonds sont versĂ©s directement dans les comptes de la Sicc au Cameroun ou aux Etats-Unis, et la livraison de la maison se fait au bout de quatre mois.

Seulement, sept ans après avoir souscrit au projet d’une durĂ©e de 4 mois, aucune construction n’est en vue. Selon des sources proches du dossier, c’est une somme de près d’un milliard de francs CFA qui aurait pris une destination inconnue. Me Ndoki, joint au tĂ©lĂ©phone par la rĂ©daction de Journalducameroun.com, est formelle : l’affaire ira en justice.

Pour ce faire, les 180 victimes se sont constituĂ©es en collectif afin de parler d’une seule voix au cours de la procĂ©dure judiciaire Ă  venir. « Les procĂ©dures n’ont pas encore Ă©tĂ© engagĂ©es, si ce ne sont les plaintes individuelles dĂ©posĂ©es çà et lĂ  par les victimes. Nous attendons la lĂ©galisation de notre association de victimes par les autoritĂ©s compĂ©tentes, avant de porter cette affaire en justice« , confie Me Ndoki.


L’avocate, par ailleurs victime de cette affaire, a Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© que c’est Me Emmanuel Tehge Hot qui dĂ©fendra les intĂ©rĂŞts du collectif auprès des juridictions qui seront sollicitĂ©es pour la cause.

Pendant ce temps, Brigitte Soppo Ngalle, affirme que le projet a fait face à un manque de financements de ses partenaires. Selon elle, le budget initial était de 7 milliards de francs CFA, mais il a dû être révisé à 29 milliards francs CFA, pour  90 logements individuels et 60 immeubles de 480 appartements dont 08 appartements par immeuble. La promotrice de la Sicc rassure ses clients de la livraison des logements en 24 mois avec l’apport de nouveaux partenaires financiers.

Des assurances qui ne ralentissent pas l’Ă©lan des clients de la Sicc, qui sont dĂ©terminĂ©s Ă  rĂ©soudre ce diffĂ©rend au tribunal.

 

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