Société › Faits divers

Est-Cameroun: deux responsables du lycée classique de Nguelemendouka détournent 2,3 milliards

Ce montant a été prélevé dans les frais de l’Association des parents d’élèves et enseignants (Apee), alors que certains professeurs de l’établissement revendiquent des mois d’arriérés de salaires

Le président de l’Apee, Ekanga Jean Paul et le collecteur des frais de l’association, censeur n°2 au sein du lycée classique de Nguelemendouka (département du Haut-Nyong, région de l’Est), Yiya Erick Désiré, ont distrait 2,3 milliards des fonds de l’Apee. Le proviseur Mathurin Ayek Mvomo, évalue à 2 274 750 FCFA, le manque à gagner, détourné par les deux responsables. Soit 1 319 000 F par le premier et 940 700 par le second. «C’est en janvier que nous avons constaté des blocages dans le paiement des salaires dus aux enseignants vacataires et aux enseignants en cours d’intégration», explique le proviseur, cité dans le quotidien national ce vendredi.

Après vérification, le proviseur constate un versement de 7 millions 461 mille 700 FCFA, qui n’ont jamais été totalement versés dans le compte ouvert à cet effet. «Ces fonds sont perçus par le collecteur et reversés par le président de l’Apee dans un compte. Sur les 12 décharges effectuées par le président, il y a eu quatre versements effectifs dans le compte qui ne représentent pas le montant réel», va-t-il ajouter. D’où un manque à gagner de près de 2,3 millions francs enregistré.

Face à cette situation, le proviseur a convoqué les deux mis en cause, pour le point sur l’état financier. Ils ont d’abord nié en bloc les faits, présentant des surfacturations et accusant dans la foulée le proviseur. Le sous-préfet a été saisi. Aucune solution n’ayant été trouvée, l’arbitrage du délégué départemental des enseignements secondaires a donc été sollicité.

Le 22 avril dernier, Messing Messing a présidé une réunion de crise au lycée classique. Les concernés reconnaissent finalement les faits. Ils ont aussitôt été suspendus de leurs fonctions et sommés de payer les fonds publics. Suite à cette situation, trois enseignants vacataires ont cessé de donner cours aux élèves, revendiquant des arriérés de salaires depuis des mois.

L’établissement, qui affiche la sérénité malgré tout, parle d’un taux de couverture de programme de 68% au mois de février. Quant à l’arriéré des enseignants restés en poste, tout sera régularisé dans les prochaines semaines, assure le proviseur.


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