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Eto’o Fils, histoire d’une carrière exceptionnelle!

A 28 ans seulement, l’attaquant camerounais a déjà un palmarès bien rempli

En signant à 16 ans au Real Madrid, l’attaquant camerounais Samuel Eto’o aurait pu faire carrière avec le maillot blanc. Mais c’est avec le club de Barcelone qu’il a marqué le plus de buts et collectionné les titres. C’est en allant superviser l’ivoirien Bonaventure Kalou lors d’un match face au Cameroun que les recruteurs madrilènes l’ont repéré. Ils voient en lui un avant-centre véloce (1,79 m, 75 kg) et doué devant le but. Encore trop jeune pour pouvoir évoluer avec l’équipe première, Eto’o joue avec la réserve du Real, avant de descendre d’une division à Leganes pour la saison 1997-98. Une saison peu prolifique. 3 buts seulement marqués en 28 matchs.

A seulement 17 ans il participe au Mondial français avec la sélection camerounaise, mais doit encore se contenter d’être réserviste la saison suivante au Real. Il joue un match toute la saison et ne marque aucun but. Les dirigeants du Real peu convaincus par l’opportunité de le conserver, l’envoient une première fois au Real Majorque, où il inscrit 6 buts en 12 matchs. L’année 2000 s’avère également prolifique en terme de palmarès avec les victoires du Cameroun en Coupe d’Afrique des Nations et aux Jeux Olympiques (face à l’Espagne de Raul). Après un retour de six mois à Madrid, Eto’o repart à Majorque pour quatre saisons. Le Camerounais saisit sa chance. Il marque 48 buts durant cette période, emmène le club en Ligue des champions et remporte la Coupe du Roi 2003. Mais le Real Madrid, qui a conservé la moitié des droits du joueur et a priorité sur lui, n’y croit toujours pas.

Ronaldo et Raul occupant déjà les deux places en attaque, le président Florentino Perez se décide à céder le joueur à son grand rival barcelonais. Une décision qu’il a du regretter, car si Eto’o avait réussi à briller au sein d’une équipe mineure, il a explosé aux côtés des nouvelles stars du Barça, Ronaldinho et Deco. Dès sa première saison en Catalogne il marque 24 buts, manquant le titre de « pichichi » (meilleur buteur) d’un cheveu. En 2005-06, il ne le laisse pas filer en augmentant son total (26) malgré près d’un mois d’absence en raison de la CAN. Entre temps il s’est débarrassé de son égoïsme de buteur qui énervait ses coéquipiers à Majorque. Il développe un engagement plus collectif, profitant de ses permutations avec Ronaldinho pour faire de nombreuses passes décisives. A la pointe de l’attaque Blaugrana, Samuel aide le club à remporter deux Liga consécutives ainsi que la Ligue des champions 2006.

Mais Eto’o commence à diviser. Au Barça, bien qu’il continue de marquer des buts malgré un éloignement des terrains de quatre mois en début de saison, le Camerounais n’hésite pas à critiquer ouvertement son entraîneur Franck Rijkaard, ainsi que Ronaldinho. Mais il a le soutient du président Laporta et du public. Annoncé partant avec l’arrivée de Pep Guardiola à la tète de la sélection Barcelonaise, il va rester et affrontera grâce toujours au soutient du public et du président un coach qui lui est ouvertement hostile et certains coéquipiers peu collectifs avec lui. Sa réponse est aussi calme que cinglante. Il marque 36 buts cette saison en 52 matchs, et contribue à offrir au Barça son triplé (coupe du roi, championnat, champions league).


Africapresse.com)/n

De nombreuses anecdotes encadrent la star camerounaise. Sa première sélection aura été pour lui un calvaire. Le Cameroun est battu lors d’une rencontre amicale contre le Costa Rica 5 buts à zéro, Eto’o est capitaine pour sa première fois. Joueur au caractère bien trempé, Samuel Eto’o conserverait de son passage à Madrid une petite ranc ur pas démentie. Vexé que le club merengue ne lui ait jamais donné sa chance, il se dit qu’il a développé une haine contre le Real qui n’a rien à envier aux ultras catalans. Bien qu’on lui reproche parfois un manque de modestie, Eto’o reste un joueur discipliné sur les terrains (seulement 09 cartons jaunes la saison écoulée). Il est aussi impliqué dans la lutte contre le racisme. Il a réagit aux insultes du public de Saragosse, en février 2006, menaçant de quitter le terrain avant que ses coéquipiers et l’arbitre ne l’en dissuadent. Enfin sa cote d’appréciation est tombée ces dernières années au Cameroun. Les récents mauvais résultats de l’équipe nationale font de lui principalement le bouc émissaire d’un public camerounais très exigeant.


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