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Eugenie Diecky veut faire gagner l’argent aux noirs

Cette journaliste d’Africa N°1 connue et respectée dans le milieu parisien, est devenue coach en réussite et propose des stages, comme celui sur être noir et riche. Elle nous en parle

Bonjour Eugenie Diecky, en plus de votre métier de journaliste, vous être aussi un coach en réussite. Expliquez à nos internautes ce que cela signifie ?
Le coach en réussite est un professionnel qui vous est dédiée et qui vous accompagne dans la réussite de votre objectif. Il connaît vos forces, vos faiblesses et il vous montre la bonne attitude pour réussir. Vous pouvez grâce à ses conseils judicieux rencontrer l’homme ou la femme de votre vie, obtenir le métier dont vous rêvez, parler devant 1000 personnes en toute confiance, demander une augmentation à votre patron, bref vous débarrasser des blocages qui ruinent votre vie.

Vous organisez donc dans le cadre de ces activités de coaching un stage pour, dites-vous, être à la fois Noir et Riche. Pouvez-vous nous dire quelles idées vont être développées ?
Il faut bien réaliser que l’argent est un problème pour tout le monde. Mais les Noirs sont dans une situation spécifique, pour des raisons culturelles, familiales ou historiques. Il était donc indispensable de poser le problème clairement et d’apporter des solutions, au travers d’une méthode en 3 parties à savoir permettre la prise de conscience des problèmes, identifier les blocages au niveau des pensées, des émotions et des actions et apporter des solutions. Le point clé, c’est que les participants ne ressortiront pas de ce séminaire avec simplement de nouvelles idées. Mais ils auront une meilleure compréhension de ce qui les bloque, et surtout de nouvelles stratégies et actions pour mieux maîtriser l’argent et en obtenir à profusion dans leur vie. Ils découvriront par exemple les 6 techniques utilisées par les riches pour gagner de l’argent.

Vous animez ce stage avec Claude Cleret, pouvez-vous nous en dire plus sur lui?
Ce qui est intéressant c’est que nous avons des parcours totalement différents, mais nos approches sont complémentaires. Claude est coach lui aussi. Et il est aussi entrepreneur. Il a donc une expérience très concrète du terrain, de la réussite, de la maîtrise de l’argent.

Pensez-vous que le problème de pauvreté est lié au manque d’organisation ? En d’autres termes, en quoi est ce que les séances de coaching résolvent ce problème?
Les problèmes de pauvreté viennent de 3 sources principales : nos pensées, nos émotions et nos actions. Donc ce n’est pas simplement un problème d’organisation, je dirais que c’est la partie immergée de l’Iceberg. Si vous gérez mal vos finances, cela peut-être parce que vous vous organisez mal, c’est vrai. Mais pourquoi ? Si cela vient du fait que vous croyez, au fond de vous, qu’un Noir riche a forcément pactisé avec les forces du mal, aucune technique d’organisation ne pourra vous aider. Vous devez travailler d’abord sur vos croyances. C’est à cela que sert un coach, à identifier, avec vous, ce qui vous bloque en priorité et à proposer les solutions qui vous correspondent vraiment.

Ce n’est pas la première session de formation que vous animez. Quels retours avez-vous des précédentes sessions ?
J’ai animé des sessions de formations sur « La prise de parole en public », « comment se prémunir contre le kongossa », « comment bien vivre sa polygamie », « Comment communiquer en couple » et chaque fois, j’ai eu de très bons retours. Pour beaucoup de personnes, leur vie n’était plus un fardeau et je suis fière de cela.

Vous êtes par ailleurs co-fondatrice de l’espace Matières Grises dont le siège est dans le 20e arrondissement à Paris. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Journaliste à AFRICA N°1 / Paris depuis 9 ans, je me suis rendue compte de l’immense potentiel des noirs de France qui peinent à trouver des financements, à intégrer de vrais réseaux bref à recevoir le petit coup de pouce qui fait toute la différence. Mon mari et moi avons donc crée L’Espace MATIERES GRISES qui est une pépinière d’accompagnement d’entreprises, d’associations et de personnes à fort potentiel.

Vous êtes liée au Cameroun par le mariage. Racontez-nous le Cameroun que vous connaissez
Vous savez, au Gabon mon pays on aime dire : « Même dans l’eau, camerounais allume son cigare ». Mon mari est bamiléké et je crois que j’ai touché le gros lot car c’est lui qui m’a inculqué le sens des affaires. En plus, il vient d’une région où les hommes savent respecter la Femme. Que demander de plus ! En ce qui concerne le Cameroun que je connais, j’y suis allée la première fois pour AFRICA N°1 en 1992 à l’initiative de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes. J’ai rencontré des femmes déterminées qui voulaient que cesse l’impunité de certains hommes qui battaient leur femmes à mort et restaient impunis. J’ai aussi été à Kribi et j’ai été fascinée par le potentiel formidable de ce pays, mais aussi par l’esprit de combativité des camerounais et camerounaises.

Comment se porte Africa N°1 ?
Africa N°1 est en phase de restructuration et j’espère que ce média historique continuera de proposer à ses auditeurs des émissions qui donnent une meilleure image du continent et qui les confortent dans l’idée que l’Afrique aussi fait rêver.

Que peut-on vous souhaiter de bien ?
De pouvoir aider tous les Noirs qui en ont besoin à réussir et en particulier à devenir Maîtres de l’Argent.

Eugenie Diecky, journaliste d’Africa N°1
biz-en-or.com)/n
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