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Examens 2012: L’Office du baccalauréat du Cameroun fait son bilan

Une explication a également été donnée par le directeur sur le phénomène de liste additive devenu récurrent après la proclamation des résultats

Les examens 2012 se sont déroulés dans le calme et la sérénité a déclaré le Directeur de l’Office du Baccalauréat du Cameroun(OBC) Zacharie Mbatsogo lors du point de presse qu’il a donné au siège de l’Office à Yaoundé le mercredi 29 août. Toutes les étapes ont été respectées et à ce jour, l’OBC est engagé dans une phase qui lui permet de déceler tous les dysfonctionnements qui ont laissé glisser des erreurs dans le processus afin de stabiliser les résultats, a t-il continué. Concernant justement ce volet résultat, les statistiques brutes font observer un taux de réussite à la hausse, comparé à la session de 2011. Selon le Directeur de l’Office, la session 2012 a enregistré un pourcentage de 52,35% contre 41,23% en 2011 au baccalauréat. Concernant les probatoires, la session 2012 a enregistré un pourcentage de 37,07% contre 36,93% l’année dernière. Pour les filières professionnelles, la même tendance à la hausse demeure avec 59,73% en 2012 contre 43,97% en 2011. Au regard de ces statistiques, on peut conclure que le taux de réussite global des examens pour cette session qui vient de s’écouler se situe à 43,14%, soit une hausse de 4,6 points par rapport à la précédente.

Zacharie Mbatsogo a justifié les cas de dysfonctionnement et autres incidents qui selon lui sont imputables selon les cas à des conditions de travail insuffisantes, à une adaptation difficile aux implications de certaines innovations. Il a entre autre cité un excédent de frêt non prévu par Camair-co des documents qui ont dû retourner trois fois de l’aéroport à l’Office pour y être sécurisé. La perturbation ou la suppression d’épreuves facultatives pratiques d’informatique dans certains centres suite à l’instabilité du courant électrique. Le coût élevé de la matière d’ uvre. Le non respect des consignes par certains membres de secrétariat. La présence au centre d’Ambam de quatre candidats équato-guinnéens et de deux candidats de nationalité gabonaise qui composaient avec la carte nationale d’identité de leur pays d’origine, pièce d’identité pas encore prévue par l’OBC, et bien d’autres raisons. Le directeur de l’Office n’a pas manqué de rappeler les innovations de 2012qui à coup sûr, ont diminué l’impact des dysfonctionnements sus évoqués. Pour l’enseignement secondaire technique, la grande innovation a été celle de l’organisation des examens relevant des Techniques commerciales du Tertiaire avec une nouvelle terminologie dans la désignation de plusieurs spécialités et le basculement dans cette filière des spécialités Economie Sociale et familiale, Science Economique et Sociale. Dans l’enseignement secondaire général, on peut noter l’instauration d’une épreuve théorique obligatoire d’informatique pour les candidats du baccalauréat toute série confondue. Sans oublier l’aspect communication qui a été mis en exergue par l’institution avec l’arrivée d’un chargé de la Communication, monsieur Urbain d’Assise Voula.

Concernant le sujet qui fait l’actualité en ce moment à propos des nouveaux admis aux examens qui dépendent de l’Office, Zacharie Mbatsogo a levé l’équivoque. Pour faire taire les commentaires qui vont dans tous les sens, le Directeur précise que ces nouveaux admis sont ceux qui se sont trompés de centre car il y a une nette différence entre le centre d’inscription et le centre d’examen. Les candidats qui confondent cette réalité, sont tout de même admis en salle d’examen et le jury du centre où ils ont composé délibère normalement leur cas en même temps que les autres, mais leurs notes sont relevées sur des feuilles volantes, lesquelles sont acheminées vers l’Office pour vérifications. Et au moment de la proclamation officielle des résultats, ces vérifications pour authentification ou pas de ces candidatures sont encore en cours. Et dès que l’Office est certain, ces autres admis sont contactés soit par téléphone s’il existe sur leur dossier et au cas contraire, leur chef d’établissement se chargera de le faire. Selon le Directeur, il ne s’agit en aucun cas de la légèreté de son personnel, plutôt des aléas liés à l’organisation des examens.

Le directeur de l’Office du baccalauréat du Cameroun, Zacharie Mbatsogo, face à la presse ce 29 août 2012 à Yaoundé
Journalducameroun.com)/n
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