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Examens officiels : vers la suppression de la dictée au BEPC ?

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Ce serait l’une des innovations de l’approche par compétences, la nouvelle méthodologie de pédagogie mise en place par le ministère des Enseignements secondaires.

Quatre ans après son introduction dans le système éducatif camerounais, la méthode de l’approche par compétences (APC) sera pour la toute première fois utilisée au cours d’un examen officiel. Ce sera lors de la prochaine session du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) qui se déroulera en juin de cette année.

Cette méthodologie, qui en est à sa quatrième année d’expérimentation, a, en effet, pour objectif de permettre aux enfants d’acquérir des compétences pratiques pour qu’une fois sortis du système scolaire, ils soient en mesure de s’insérer dans la vie socio-professionnelle. De manière pratique, il s’agit de fournir aux apprenants des contenus essentiellement pratiques, mettant en lumière des scènes de la vie courante.

L’approche par compétences a été introduite dans le système éducatif en 2014 dans les classes de 6ème et 5ème. Le 7 février dernier, l’ancien ministre des Enseignements secondaires, Ernest Ngalle Bibehe, a signé un arrêté portant définition des épreuves du BEPC. Avec cette décision, il consacrait ainsi l’entrée de l’APC au programme d’un examen officiel national.

Selon des responsables du Minesec, le changement apporté par l’APC au BEPC se verra principalement dans la qualité des sujets qui seront proposés aux candidats. Pour chaque discipline, l’apprenant sera au centre des activités d’apprentissage. A titre d’exemple, la dictée qui est remplacée par la correction orthographique dans l’APC, devrait disparaître du programme de cet examen cette année. Les élèves recevront à la place, un texte contenant des fautes, et ils devront les détecter.

Depuis sa mise en place, l’approche par compétences séduit les pédagogues. Elle ne manque cependant pas de susciter quelques inquiétudes, notamment chez des enseignants. « Avec la dictée, l’enfant devait se montrer aguerri en grammaire, orthographe et vocabulaire. Bien plus, les effectifs pléthoriques ne permettent pas de constituer des groupes de travail raisonnables pour les activités didactiques et pédagogiques« , estime l’un d’entre eux.

Pour les responsables du Minesec, la méthode est toujours sous observation et des réajustements seront intégrés jusqu’à l’obtention d’un modèle-type qui sera proposé le jour de l’examen.

 

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