Politique › Sécurité

Exécution sommaire de civils : Issa Tchiroma dément l’arrestation de quatre soldats

C’était au cours d’une conférence de presse donnée le vendredi 20 juillet dernier, dans les locaux de son département ministériel.

Le ministre de la Communication, M. Issa Tchiroma Bakary s’est une nouvelle fois prononcé sur les accusations portées contre l’armée camerounaise, au sujet d’une vidéo montrant l’exécution extrajudiciaire de deux femmes et leurs enfants par quatre militaires non identifiés. Au cours d’une conférence de presse donnée le vendredi 20 juillet dernier, le ministre a déclaré qu’aucune arrestation de soldats n’avait été opérée, tel qu’annoncé par certains médias.

« Il n’y a eu aucune arrestation de militaires supposément impliqués dans les crimes odieux contenus dans cette vidéo », a martelé Issa Tchiroma aux journalistes ; « Toute information à ce sujet relève de la pure fantaisie », a-t-il ajouté.

Dans la même conférence, Issa Tchiroma a également rejeté les preuves de l’implication des militaires camerounais dans ce massacre, apportées par Amnesty international. Cette Ong avait affirmé avoir procédé à une analyse des éléments visibles dans la vidéo, notamment les armes utilisées par les présumés militaires, ainsi que l’environnement dévoilé.

Elle affirmait alors que les armes à feu qu’on voit dans la scène seraient des « Galil » et « Zastava M21 », que seul le Cameroun utiliserait en Afrique centrale. L’Ong ajoute que la vidéo elle-même aurait été tournée dans le Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord, et le groupe de civils y apparaissant aux côté des bourreaux seraient des membres d’un comité de vigilance.

Mais selon le ministre Tchiroma, « les arguments utilisés par Amnesty International sont légers et les accusations hâtives ». Il indique que les armes utilisées sont en fait des Ak-47 communément appelée Kalachnikov, et que l’on en retrouve entre les mains de plusieurs groupes armés à travers le continent. Il affirme également que les paysages de la vidéo ne sont pas exclusifs au Cameroun, ajoutant qu’ils renvoient à la zone sahélo-sahélienne en général.

« Une enquête approfondie est ouverte pour faire la lumière sur l’affaire. En cas de faits avérés, les auteurs seront interpellés, traduits en justice et punis avec la plus grande fermeté », a conclu le ministre Issa Tchiroma.


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