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Explosion au Congo: L’urgence médicale

Les hôpitaux de Brazzaville la capitale sont débordés alors qu’on annonce des risques d’une deuxième explosion

Selon des sources médiatiques, un dépôt de munitions près de celui qui a explosé dimanche 4 mars à Brazzaville la capitale du Congo, pourrait être atteint par le feu des derniers foyers du premier dépôt, dont les explosions dimanche dernier ont fait plus de 150 morts et plus d’un millier de blessés. Les deux dépôts «souterrains» sont «à quelque 100 mètres l’un de l’autre», dans le régiment de blindés au quartier Mpila, dans l’est de la capitale, a déclaré lundi une source militaire à Brazzaville, sous couvert d’anonymat, interrogée par l’AFP depuis Kinshasa, de l’autre côté du fleuve qui traverse la ville. Sur des images de télévisions, on peut voir des centaines d’habitations dévastées. «C’est comme un tsunami sans eau», a décrit un membre du gouvernement de ce pays sur la télévision nationale. Des milliers de personnes continuent de fouiller les ruines pour tenter de retrouver quelques biens abandonnés la veille. Selon des témoignages des personnes sur place, des obus éclatés jonchent le sol un peu partout. Mais la vraie urgence de l’heure reste humanitaire. Dans les hôpitaux de Brazzaville, les salles d’attente sont débordées. «L’hôpital a besoin de sang, de personnel médical pour pouvoir répondre à la demande. Nous fournissons une aide d’urgence à la Croix-Rouge congolaise, 200 000 euros (120 millions de FCFA) de médicaments, et nous nous préparons à faire davantage si les besoins s’intensifient» a déclaré la commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire Kristalina Georgieva lors d’une visite sur place et selon des images rapportés par la chaine de télévision Euronews.

Pendant ce temps le gouvernement congolais fait son bilan. Selon le porte-parole du gouvernement de la République du Congo l’explosion qui serait due à «un court-circuit de l’électricité», «Le bilan des victimes de cette tragédie s’élève à 146 personnes», a déclaré, Bienvenue Okiemy, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au Palais du Peuple à Brazzaville, sans évoquer le nombre des blessés. Ce bilan officiel est contre les statistiques révélées par des sources médicales à Brazzaville, soit 206 décès. Le gouvernement congolais va « délocaliser les casernes militaires », a fait savoir le porte-parole, ajoutant que le gouvernement a ouvert plusieurs sites à Brazzaville pour héberger les sinistrés qui ont perdu leurs maisons lors de l’explosion, et que le gouvernement assumera la charge des sinistrés ainsi que celle de tous les enfants qui ont perdu leurs parents. A côté de l’union européenne, la population a été invité a se rendre dans les hôpitaux pour faire des dons de sang. La France et la République démocratique du Congo (RDC) voisine notamment, ont annoncé l’envoi d’équipes médicales, de matériel et de médicaments. Le Maroc doit ouvrir un hôpital de campagne. Aucune réaction encore de la communauté des Etats de l’Afrique centrale. C’est la première explosion de caserne qui fait autant de victime dans la sous-région. Au Cameroun une explosion de dépôts de munitions avait eu lieu en 2001, mais sans officiellement causer des victimes humaines.

Les hôpitaux congolais sont débordés


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