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Extrême-Nord : la lutte contre Boko Haram passe par la réduction de la pauvreté

Le projet Himo est mis en oeuvre depuis 2014 dans le but d'améliorer la sstuaton socio-économique des populations de l'Extrême-Nord. (c) Droits réservés

Le gouvernement, à travers le PNDP, mène une opération dite de haute intensité de main d’œuvre (Himo) qui vise à construire des infrastructures en employant les jeunes des localités impactées par ces ouvrages.

Le Programme national de développement participatif (PNDP)  est à pied d’œuvre dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. A travers son approche à Haute intensité de main d’œuvre (Himo), cet organisme assure sa mission principale en œuvrant pour l’amélioration de la situation socio-économique des populations.

Il est question de recruter des jeunes en situation de chômage, de les former puis de les recruter dans les chantiers d’infrastructures du PNDP et de les accompagner, par la suite, dans des activités d’entrepreneuriat. Un impératif de lutte qui vise à empêcher les jeunes de  rejoindre les rangs de Boko Haram, ainsi que de réduire la prostitution et la consommation des stupéfiants.

Dans le détail, le PNDP et les Ong partenaires (care, Insertion, entre autres) recrutent  des jeunes de 17 à 35 ans dans les villages abritant les sites de construction. Après des contrôles médicaux et divers tests de conformité, les recrues sont intégrées au sein des équipes des entreprises adjudicataires des marchés qui les rémunèrent à hauteur de 3000 Francs CFA par jour. L’intégralité du salaire n’est pas reversée à ces travailleurs. Ceux-ci ne perçoivent que 2000 Francs CFA. Les 1000 autres Francs CFA sont conservés à titre d’épargne pour servir à l’investissement personnel une fois le chantier achevé.

L’opération Himo en est à sa deuxième phase. Celle-ci est menée avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) sur financement du Fonds fudiciaire d’urgence de l’Union européenne par dérogation à l’AFD (Agence française de développement). Elle a cours dans cinq départements de l’Extrême-Nord : Diamaré, Mayo-sava, Mayo-Tsanaga, Mayo kani, Mayo Danay… Dans 20 communes précisément. Il est prévu d’employer 3 500 jeunes et d’en insérer 2 500  tout au long de cette phase (décembre 2016 à juin 2019). Plus de 4 100 jeunes ont été recrutés à ce jour.

« Les jeunes ont généralement un problème de financement des activités génératrices de revenus pour réduire la pauvreté. Conscient de cette réalité, le gouvernement camerounais a sollicité la France à travers l’AFD pour l’accompagner dans la recherche des solutions afin de développer les communes, mais aussi lutter contre la pauvreté », explique le directeur de l’AFD, Benoît Lebeurre.

L’opération Himo est  implémentée dans la région de l’Extrême-Nord depuis le 03 novembre 2014. Elle a été conçue au plus fort de l’activité terroriste de la secte islamique Boko Haram, pour empêcher l’enrôlement des jeunes. Sa phase pilote a été menée dans les communes de Bourha, Gobo, Guidiguis, Hina, Mindif, Moutourwa, Petté, Wina, Kaélé, Kar Hay et Mokolo. 1130 jeunes en ont bénéficié dont 350 femmes.



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