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Extrême-Nord: nouvelle attaque de Boko Haram, deux soldats camerounais tués

Des hommes armés soupçonnés d’appartenir à la secte islamiste nigériane ont attaqué mercredi soir la localité de Dabanga, tuant deux soldats et brûlant deux véhicules de l’armée camerounaise

Des hommes armés soupçonnés d’appartenir à la secte islamiste nigériane Boko Haram ont attaqué mercredi soir Dabanga, localité de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun limitrophe du Nigeria, tuant deux soldats et brûlant deux véhicules de l’armée camerounaise, a-t-on appris jeudi de sources militaires.

Les islamistes présumés dont le nombre n’est pas précisé ont pénétré tard dans la nuit, aux environs de 21H (20H GMT), et ont tendu une embuscade à une patrouille des forces camerounaises disposées dans cette zone dans le cadre d’un important dispositif sécuritaire visant à contrer l’avancée du groupe terroriste sur le territoire national, rapportent ces sources.

C’est sur un tronçon de l’axe Maroua-Mora-Kousséri, qui relie le Cameroun à N’Djamena, la capitale tchadienne. Le bilan de l’attaque fait état de « deux marins (camerounais) tués, deux véhicules militaires brûlés avec deux gros camions de transport de marchandises », selon ces sources.

Chez les assaillants, l’on dénombre un mort, suite à un échange de tirs avec les unités de l’armée camerounaise en mission de surveillance du territoire, apprend-on en outre.

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte de recrudescence des assauts de Boko Haram au Cameroun, de plus en plus marqués par des attentats-suicides. Les plus récents, au nombre de deux comme la plupart des précédents, ont causé au moins 9 morts et 24 blessés dimanche matin à Kolofata, autre localité de l’Extrême-Nord proche de la frontière nigériane, selon des sources militaires.

La veille, l’armée camerounaise avait annoncé avoir stoppé une tentative d’incursion à Balgaram, tuant plusieurs jihadistes présumés.

Deux jours auparavant pourtant, le général Bouba Dobékréo a été installé à Mora dans ses fonctions de commandant du premier secteur de la Force multinationale mixte (FMM) de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT), en cours d’opérationnalisation.

Sous commandement nigérian, cette force commune est prévue d’être dotée de 10.500 hommes dont 8.500 soldats, et 2.000 gendarmes et policiers, fournis par le Cameroun, le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Bénin, d’après les effectifs communiqués par une source proche du dossier.


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