CultureCulture › Arts visuels

Fanta Bourne Sidonie: « Le conte est une école orale d’éducation »

C’est l’une des rares conteuses professionnelles que compte le Cameroun. Basée à Garoua, elle nous parle de sa passion pour le conte

Fanta, comment deviens-tu conteuse ?
C’est par l’entremise d’Oxygène Amada, metteur en scène de la compagnie théâtrale Albatros qui en 2010 m’a permis de prendre part à un festival. Je pensais qu’il s’agissait de participer à un atelier de création, mais une fois sur place, je me suis rendue compte que je devais plutôt faire une scène. Ainsi, j’ai conté ma première histoire devant un public, je n’avais rien préparé et ce fût le point de départ de ma carrière de conteuse.

Les contes que tu proposes émanent-ils de tes créations personnelles ou ils sont écrits par d’autres personnes?
Il y a des contes que j’écris moi-même et parfois je travaille avec des textes écrits par d’autres auteurs.

Qu’est ce qui te passionne dans ce métier de conteuse?
Ce qui me passionne dans ce métier, c’est le message et l’éducation qui est diffusé à travers le conte. Le conte, c’est une école orale d’éducation qui peut par exemple apprendre à l’enfant le respect de ses parents, le courage ou encore les règles qui régissent la société africaine.

Y’a-t-il une différence entre les contes que tu proposes au public et ceux que nos grands parents nous narraient au claire de lune ?
La seule différence c’est la délocalisation géographique. Ce que nous racontons au public ce fait dans des salles de spectacles, alors qu’avec nos grands parents, c’était plutôt au village assis sur une natte, autour d’un feu et avec toute l’ambiance villageoise.

Y’a-t-il une école pour conteur ou cela s’apprend sur le tas?
En ce qui me concerne, j’ai appris sur le tas. Hélas au Cameroun, il n’existe pas une école pour apprendre à devenir conteur professionnelle. Le conseil que je donnerai à ceux qui veulent devenir conteur, c’est de commencer à conter et ensuite de se rapprocher des professionnels pour acquérir les techniques de base d’un bon conteur.

Quelle est la situation du conte dans la région du Nord ?
Il faut le reconnaitre que le conte n’est pas encore assez vulgarisé dans la région du Nord. J’invite par ailleurs, les camerounais à s’intéresser à la culture et surtout au conte, car c’est le reflet de notre identité culturelle.

Fanta Bourne Sidonie, conteuse professionnelle
Journalducameroun.com)/n

Zapping CAN 2019
À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut
error: Contenu protégé