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Festival International des films documentaires de Paris, le Cameroun fait parler de lui

Grâce à son film intitulé «Koundi et le jeudi national», la camerounaise Ariane Astrid Atodji a fait honneur à son pays

Du 24 mars au 5 avril 2011, le 33e Festival international de films documentaires a eu lieu au Centre Pompidou à Paris. Contrairement aux années antérieures, la production africaine était très peu présente au Festival Cinéma du Réel. « Il y avait peu de films africains qui nous sont arrivés cette année, regrette Javier Packer y Comyn, le directeur du Festival international de films documentaires. C’est une production qui est de plus en plus rare. D’autres festivals en France font un grand travail autour du cinéma africain, mais la production globale diminue. » Exception heureuse : « Koundi et le jeudi national » d’Ariane Astrid Atodji.

Dans son premier film, elle raconte avec des images bien cadrées et un calme appuyé l’histoire d’un village de 1 200 habitants à l’Est du Cameroun. Stupéfaite par la joie de vivre des villageois, elle a découvert leur recette miracle : les habitants acceptent de sacrifier un jour de travail par mois pour financer un projet collectif, une plantation cacaoyère. « Il y avait une joie certaine dans le village, cela m’a beaucoup frappée, parce que, il y a longtemps que je n’avais pas vu des gens comme eux : très contents de leur situation, ils ne se plaignaient pas, j’ai constaté qu’ils ne mourraient pas de faim. »

«Koundi et le jeudi national»
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La réalisatrice est née à Nguelemendouka, elle a grandi au Cameroun et a suivi les ateliers de cinéma du Goethe Institut de Yaoundé avant d’étudier à la LN International Film School de Yaoundé. La Camerounaise Ariane Astrid Atodji a réussi à produire et à présenter « Koundi et le jeudi national » au Cinéma du Réel. « Il n’y a pas de financement au Cameroun. J’avais la chance énorme de trouver un financement de la Goethe-Institut Kamerun. » Reste à savoir ce qu’un documentaire peut apporter à la société camerounaise. « Le public camerounais n’a pas cette culture de film documentaire, remarque Ariane Astrid Atodji. Il s’intéresse beaucoup plus à des histoires de fiction. Le film, je l’ai fait en pensant beaucoup plus au public à l’extérieur qui connaît le documentaire. Non seulement, on n’a plus de salles de cinéma au Cameroun, mais en plus, je pense qu’il n y’aurait pas de public, parce que les gens ne s’y intéressent pas. Ils disent : c’est quoi ce film documentaire ? Qu’est-ce qu’on en fait ? Honnêtement, l’idée de projeter ce film en salle au Cameroun ne m’est jamais venue.

Ariane Astrid Atodji a été primée à Dubaï en 2010
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