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Fête de la jeunesse : quelques clichés de la célébration dans les régions anglophones

Banguem, le 11 février 2018. Une scène du défilé. ©Droits réservés

Si à Buea et Bamenda le défilé a eu lieu sans incident, dans des villes comme Mundemba, les élèves se sont fait attendre. A Tombel, les manifestations du 11 février ont été annulées pour des raisons de sécurité.

La célébration de la fête de la Jeunesse dans les régions anglophones s’annonçait tendue. Certaines autorités administratives avaient pris des dispositions pour éviter des débordements. Dans le Sud-Ouest, par exemple, le gouverneur a demandé que les écoliers des maternelles soient exemptés de la parade du 11 février. En outre, des responsables d’institutions administratives avaient même signé des notes pour imposer à leurs collaborateurs d’assister aux parades prévues dans les différentes villes des régions anglophones.

Si cette dernière consigne a été suivie, dans des localités comme Mundemba (Sud-Ouest), ce sont les élèves qui se sont fait attendre. Journal du Cameroun a appris que les élites de la ville, installées à la tribune, ont attendu en vain. Les populations ne sont pas sorties de chez elles. Il n’y a donc pas eu défilé. A Tombel, toujours dans la région du Sud-Ouest, la parade a été annulée, pour des raisons de sécurité.

En revanche, à Buea, capitale régionale du Sud-Ouest, la parade a eu lieu sans incident. A Bamenda, dans le Nord-Ouest, les jeunes ont défilé sous haute surveillance. Certaines sources ont signalé à Journal du Cameroun que des hélicoptères ont sillonné le ciel de la ville, même longtemps après le défilé. En outre, des enseignants ont dénoncé avoir été brutalisés par des militaires.

 

 

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