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Fête de la jeunesse: Quel sens pour les jeunes scolaires ?

De nombreux jeunes interrogés ne connaissent pas le thème retenu cette année pour la célébration

Etienne est élève en classe de Terminale D au lycée Bilingue de Déido à Douala. En pleine semaine de la jeunesse, il ne sait pas quel est le thème de l’événement cette année. « Je ne connais pas le thème de la fête de la jeunesse, parce que ces derniers temps je ne suis pas très connecté aux médias à cause des cours qui affluent. Je vais à l’école le matin je rentre aux environs de 18 heures fatigué, ce qui fait que je n’ai pas toujours le temps de suivre la télévision ou la radio ». A ce niveau, l’on peut donc attribuer la méconnaissance du thème a une surcharge du programme. Sauf que plus loin, la tendance ne semble pas être autrement. Audrey, élève en classe de Seconde A4 n’en sait rien également. « Non le thème de la fête de la jeunesse je ne peux pas vous le donner, je ne le maitrise pas » affirme-t-elle, avec un peu de gêne. Fabrice, lui en classe Première C dans le même établissement va plus loin. « Justement on n’en a pas parlé dans notre établissement, ce qui est un peu bizarre. On devrait même organiser des conférences pour expliquer le thème de la célébration et essayer de trouver des solutions aux problèmes que posent le thème ».

Comme ces trois élèves, ils sont nombreux les jeunes rencontrés dans divers établissements de la cité économique et même dans les rues, qui ne savent pas de quoi parle le thème de ce qui est considéré comme leur fête. Pour la plus part, il s’agit là d’une occasion donnée aux jeunes de s’amuser à travers diverses activités. « C’est un moment d’amusement pour nous jeunes. Comme on ce moment nous sommes en train de préparer des activités culturelles, demain nous avons une kermesse, après demain nous avons une soirée culturelle, etc » déclare Audrey. Une vision qui diffère de celle d’Etienne. « Pour moi qui suis en classe d’examen avec l’arrêt des cours, c’est un moment pour me mettre à la page par rapport à mes leçons » avant d’ajouter, au grand étonnement, « donc je ne suis pas très concerné ».

Mardi 08 février 2011 au Lycée Bilingue de Déido, il est environ 10 heures 30 minutes. La cours du lycée grouille de monde. On aurait dit la pause de midi, mais non. Tous sont en plein dans les festivités marquant la fête de la jeunesse, excepté les classes d’examen. Au petit terrain du lycée se joue un match de foot-salle, la première partie de tout un long programme que nous déroule madame Yebga Jacqueline, responsable des activités culturelles dans ledit établissement. « Pour cette semaine, nous avons prévu des activités sportives et culturelles. Déjà vous voyez le match qui se joue actuellement et après cela nous aurons une conférence pour expliquer clairement le thème de cette année aux élèves. A côté de cela nous aurons au courant de la semaine des représentations théâtrales, des danses traditionnelles et une grande soirée gastronomique avant l’apothéose qui sera le défilé de vendredi ». Voila qui peut rassurer le jeune Fabrice rencontré plutôt. Face à ce désintérêt des jeunes, les responsabilités sont partagées. Certains éducateurs l’expliquent d’une part par l’absence de communication des responsables d’établissements, et d’autre part par le « laxisme de plus en plus grandissant chez les jeunes, qui sont plus intéressés par le côté ludique de la chose que par tout ce qui tout ce qui peut donner à réfléchir ». « Jeunesse et consolidation des acquis du cinquantenaire des indépendances au Cameroun », c’est donc ce thème qui a été retenu cette année, actualité oblige, et dont on espère que les jeunes parviendront à l’acquérir avant la grande date, le 11 février.

Les activités culturelles ponctuent la fête de la jeunesse au Cameroun
Journalducameroun.com)/n


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