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Fête de la Tabaski à Ngaoundéré

C’est le Lamido El. Hadj. Mohamadou Hayatou Issa qui a donné le ton de la tâche sacrificielle au champ de prière

Dès les premières heures de la matinée de samedi dernier, tous les chemins convergeaient au champ de prière de Ngaoundéré à l’occasion de la célébration de la fête de l’Aïd el kebir encore appelée fête de la Tabaski. Dans ce réceptacle d’hommes, de femmes, d’enfants vêtus de leurs beaux habits aux couleurs chatoyantes et même de chevaux bien décorés et munis de leurs harnais, il était quasi impossible de se frayer un chemin, tant la foule était compacte. Tout à côté des fidèles et devant le Lamido, se trouvait aussi un gros bélier blanc qui vivait encore ses derniers instants, en attendant d’être sacrifié sur l’autel d’Allah. Au total, c’est une foule de plus de 5 000 fidèles musulmans et de curieux qui a pris d’assaut le champ de prière de Ngaoundéré pour une fête qui, comme on le sait, marque la fin du Hadj. Cette fête marque aussi la commémoration du geste d’Ibrahim, preuve de sa soumission totale à Allah, le triomphe de la foi sur le doute.

Dans sa prédication qui a duré une dizaine de minutes, l’imam de la mosquée centrale de Ngaoundéré, Cheick Mahmoud Ali a fustigé les comportements qui minent la communauté musulmane. Le vol, le faux témoignage, la haine et bien d’autres encore. Il a aussi prié pour que les musulmans puissent accepter d’envoyer tous leurs enfants, filles et garçons à l’école, mais aussi et surtout pour la paix au Cameroun.
Le tour est ensuite revenu au Lamido de Ngaoundéré, El. Hadj. Mohamadou Hayatou Issa en sa qualité de guide spirituel de donner le ton de la tâche sacrificielle par l’immolation d’un bélier blanc en présence des autorités administratives et religieuses de la place. Comme le veut la tradition musulmane, la bête ligotée et couchée sur le flanc gauche avait la tête tournée vers l’Est. Un geste qui s’est poursuivi dans les différents ménages à longueur de journée et même pendant les deux jours suivants.

C’est à 10 heures que le Lamido de Ngaoundéré, El. Hadj. Mohamadou Hayatou Issa, monté sur un cheval blanc et l’ensemble de sa cavalerie a quitté le champ de prière suivi par ses invités. Fait marquant cette année, la bonne organisation de la manifestation, au plan sécuritaire. Les chargés du protocole du Lamidat de Ngaoundéré ont été assistés dans leur tâche par des policiers qui ont apporté leur savoir faire. Déjà la veille, le champ de prière avait été nettoyé, les arbres badigeonnés à la chaux vive, les routes arrosées pour éviter la poussière et les places des autorités religieuses et administratives sécurisées.
La fête qui dure en réalité trois jours a été ponctuée par de nombreux événements au rang desquels le spectacle de la taureaumachie qui a eu lieu à 16 heures le samedi jour de fête à l’esplanade du lamidat de Ngaoundéré. Il y a aussi et surtout eu cette Fantasia grandeur nature le deuxième jour de la fête du mouton à la place des fêtes de Ngaoundéré.

Prière des fidèles

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