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Fête de l’Unité : les téléphones portables interdits sur la place du défilé à Douala

Douala, le 20 mai 2018. Des hommes en tenue à la place du défilé

Des invités détenteurs de mobiles ont été bloqués à l’entrée de la place des fêtes par les éléments des forces de l’ordre, en application des  recommandations du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

Pour accéder à la place des fêtes de la Bessèkè à Douala ce dimanche 20 mai 2018, les invités au défilé de la 46ème édition de la fête de l’Unité nationale doivent se plier au contrôle systématique des hommes en tenue. Les policiers déployés en nombre dans les différents accès sont stricts : les téléphones portables sont formellement interdits.

Equipés de détecteurs de métaux, les éléments des forces du maintien de l’ordre veillent au respect de cette consigne. Les invités sont appelés à former un seul rang et à vider le contenu de leurs poches. Ils passent ensuite au scanner. « On a dit pas de longues discussions avec l’invité. Soit vous le faites passer s’il est en règle, ou alors vous le renvoyer s’il détient un téléphone portable », rappelle un policier à son collègue, sur un ton ferme.

Plusieurs convives  détenteurs de mobiles sont ainsi recalés. Des journalistes ne sont pas exempts de cette mesure. « Des hauts cadres ont été renvoyés parce qu’ils sont venus à la place du défilé avec leur téléphone portable », indique un homme en tenue. Il explique que les forces de sécurité mettent ainsi en application des recommandations contenues dans un communiqué du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

Dans ledit communiqué rendu public le 18 mai 2018, on peut y lire que : « le gouverneur de la région du Littoral informe tous les acteurs du défilé du 20 mai 2018 que les téléphones portables sont formellement interdits sur la place des fêtes de la Bessekè. Le gouverneur de la région sait pouvoir compter sur la bonne compréhension de tous». Sans plus. Les motivations de la décision du patron de la région ne sont pas contenues dans le document.

Pris au dépourvu, certains invités ont du rebrousser chemin, mécontents. D’autres ont vite fait de consigner leurs téléphones portables chez un riverain, moyennant une somme de 500 Francs CFA. D’autres encore se sont rendus à l’archevêché de Douala, situé non loin de la place des fêtes, pour y conserver leurs sacs et leurs portables.

«Un peu plus tôt, on demandait à certaines femmes de retirer aussi leurs bijoux. Mais je ne suis pas content parce qu’on m’a demandé de laisser mon téléphone loin de la place du défilé. Mais à la tribune, j’ai vu des hommes et femmes qui manipulaient leurs portables. Pourquoi donc m’avoir empêché d’emporter avec moi mon portable ?», a vociféré un invité à la fin du défilé.

Un autre contrôle des usagers a également été érigé au niveau du pont sur le Wouri le 20 mai, par les éléments de la Police militaire (Pm) et de la gendarmerie nationale. Tous les automobilistes, motocyclistes et leurs passagers en provenance de Bonabéri ont été appelés à présenter chacun sa Carte nationale d’identité (Cni) avant de traverser le barrage établi et rejoindre le rond point Deïdo. Cette opération a débuté autour de 3h du matin, a-t-on appris.


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