Fête nationale du Cameroun, le discours du Président du LCN

Le discours du président du LCN

Mes cher(e)s compatriotes,

Au nom de LCN (LE CAMEROUN NOUVEAU) et en mon nom propre, je vous souhaite une joyeuse fête nationale en ce vendredi 20 mai 2011 !
Depuis le 20 mai 1972, le Cameroun est une République unie après avoir été un Etat fédéral et nous avons pris coutume de célébrer cette date comme le symbole d’une réunification et d’un idéal commun entre le Cameroun anciennement anglophone et l’ex-partie francophone du Cameroun.

I know all about the referendums of the 11 and 12 february 1961 and the UN resolutions 1350, 1352, 1372, about the institutional reforms which reached to the constitutional revision of the constitution the 4 march 1960 allowing the country to become a federal nation since the 1 September 1961. I know about the KNDP (Kamerun National Democratic Party) of John Ngu Foncha, The ALNK and others.But I also know that the 2 june 1972, Cameroon became a unified state with one constitution HGM.

Oh bien sûr, cette unité nationale ne s’est pas faite en un jour, des combats furent intenses et nombreux sur le chemin de cette quête d’unité. Aujourd’hui encore, des voix nostalgiques s’élèvent dans la partie, anglophone de notre beau pays pour réclamer une sécession et une auto détermination qui est pourtant effective dans l’ensemble du Cameroun unifié.

Loin d’y percevoir une volonté de rupture nette avec le Cameroun uni, j’y perçois plutôt un malaise dû à un manque de considération, à une mauvaise répartition des fruits de la croissance et une moindre efficacité de la décentralisation administrative telle qu’elle a été pensée et mise en place à ce jour.

Toutefois, la réalité aujourd’hui est que le Cameroun est une République unie et j’entends maintenir cette unité nationale entérinée par la majorité des Camerounais qui pour la plupart ont adhéré, accepté et même embrassé sans réserve cette réunification et l’encouragent de tous leurs v ux.

A qui sert la célébration d’une fête nationale dans un pays ?
De même que les cérémonies commémoratives, les grands-messes populaires, les statues et autres remises de médailles, la célébration d’une fête nationale a un but fédérateur. Il s’agit de rallier les citoyens à une cause commune qu’ils doivent défendre, un idéal à atteindre, une finalité heureuse pour tous.

De fait, les symboles sont indispensables en politique et la célébration du 20 mai fait partie de cette exigence-là de préservation d’un destin commun à bâtir, à alimenter et à mettre sur pied, ensemble !

Tout Camerounais, où qu’il se trouve doit comprendre que c’est ensemble et plus grands que notre voix comptera ! C’est ensemble que nous inventerons un idéal de démocratie et une espérance de développement économique ! C’est ensemble que nous donnerons un sens commun à notre combat pour l’avènement d’une ère nouvelle au Cameroun, qui tienne compte de l’aspiration au bonheur de toutes les Camerounaises et de tous les Camerounais, sans aucune exception au bonheur !

J’entends faire comprendre à tous, que la prise en compte des spécificités de développement régional doit être intégrée dans tous les démembrements administratifs qui telle la décentralisation permettent une départementalisation des centres de décision et la prise en compte locale des problématiques de développement locales.
De ce fait, l’Etat doit tenir compte dans sa péréquation redistributive des particularités inhérentes aux différentes collectivités territoriales. De fait, la région du sud-ouest où se manifestent plus ouvertement des velléités sécessionnistes mérite que l’on se penche de manière plus approfondie sur leurs revendications. Ce qui signifie que les exploitations minières et minérales qui s’y déroulent doivent profiter à la région qui souffre cruellement d’un déficit d’infrastructures.

Dans le domaine des infrastructures en particulier, les chiffres officiels du Cameroun parlent de 50 000 kms de routes dont 10% bitumées, là où des chiffres plus crédibles d’organisations internationales déplorent la moitié seulement de voies routières bitumées. Ceci est grave et apparaît au grand jour, sous l’apparence récurrente et criminelle de nombreuses morts de la circulation, faute d’infrastructures suffisantes.

Cette pénurie incontestable de voies circulables est un phénomène endémique dans tout le pays comme en témoignent les principaux axes routiers du Cameroun Douala-Yaoundé, des ponts tels celui sur le Wouri, de localités telles celle de Mbangasina, etc.
Or ce déficit infrastructurel est accentué dans les régions anglophones du Cameroun : Ni le cinquantenaire de l’armée camerounaise célébré en grandes pompes à Bamenda, ni les nominations politiciennes des premiers ministres, et autrefois du président de l’assemblée nationale du Cameroun, aujourd’hui remplacés par des personnalités du Grand nord, ni la construction du port en eaux profondes de Limbé n’y changeront rien : IL Y A UN VÉRITABLE PROBLÈME DANS LES RÉGIONS
ANGLOPHONES DU CAMEROUN !

La lucidité politique commande à tout leader politique de prendre en considération ces revendications et d’entamer des négociations avec les parties plaignantes afin d’éviter un cancer qui se généraliserait à l’ensemble du tissu social camerounais : c’est aussi cela la décentralisation, c’est aussi cela la responsabilité politique !
LCN a des propositions concrètes en ce sens dans son programme et LCN vient de donner des recommandations pour les inscriptions sur les listes électorales à travers son site : http://www.lcn-cameroun.org. Je vous invite à les consulter.

Nous avons par la même occasion réitéré nos requêtes impératives pour LA MISE SUR PIED D’UNE COMMISSION ÉLECTORALE IMPARTIALE EN LIEU ET PLACE D’ELECAM QUI EST UNE ÉMANATION CAPTIEUSE DU POUVOIR EN PLACE !
J’attire l’attention du pouvoir sur une évidence : L’ANNÉE 2011 EST UNE ANNÉE A GRAND RISQUE SOCIAL ET POLITIQUE AU CAMEROUN !
Le pouvoir RDPC le sait et choisit l’arbitraire d’Etat et la répression policière plutôt que la voix de la sagesse qui consiste à revoir les fondements d’ELECAM qui en l’état est une institution administrative aux ordres, en lieu et place de l’indépendance requise pour ce genre d’organe collégial et multipartite.

L’Etat Camerounais interdit des manifestations de l’opposition et sa fébrilité l’incite à bâillonner toute force centrifuge qui laisserait la possibilité aux diverses forces vives de manifester leur défiance envers l’ordre institutionnel extrêmement policier en place. Ce n’est pas la solution !!!

Aujourd’hui, 20 mai 2011, le parti politique LCN ne s’associera pas au gouvernement RDPC pour célébrer en grandes pompes cette fête nationale, convaincu que notre Cameroun n’a pas la même représentation, le même socle idéologique que le leur, la même finalité.

Nous ne nous associerons pas à l’Etat-parti RDPC qui a passé plus d’1/4 de siècle à utiliser une rhétorique mensongère afin de spolier le peuple Camerounais sans tenir compte des souffrances de son peuple. Les inégalités criantes, les violations de droit, les spoliations patrimoniales, les instrumentalisations politiciennes qui guident sa gestion délétère nous dissuadent de le faire.

Le Cameroun Nouveau entend servir les Camerounais, l’ensemble des Camerounais en tenant compte de leurs problématiques en termes d’avantages sociaux, d’équité sociale, de croissance économique et surtout de répartition équitable des fruits de cette croissance !
Je tiens à remercier tous nos membres et sympathisants et je rends hommage au secrétaire national, Monsieur Hermann Njock Njock (Njockhermann@yahoo.fr) pour l’immense travail de sensibilisation et d’animation de nos équipes sur le terrain au Cameroun. Je serai prochainement au milieu de nos militants sur place au Cameroun afin de mieux organiser notre lutte pour l’émancipation totale de notre peuple.

LCN COMPTE SUR VOUS ! VOUS POUVEZ COMPTER SUR NOUS !

Vive LCN ! Vive le Cameroun !

Henri Georges Minyem, Président du Lcn ((Le Cameroun Nouveau)
Journalducameroun.com)/n

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