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Fibre optique au Cameroun: l’ART met en garde contre le risque de saturation

Selon l’Agence de régulation des télécommunications, les capacités de déploiement de la fibre optique restent largement insuffisantes

Les capacités de déploiement de la fibre optique au Cameroun «restent largement insuffisantes en rapport avec les besoins actuels exprimés», selon l’Agence de régulation des télécommunications (ART).

Dans une communication publiée lundi, cette institution publique met en garde contre le risque de saturation, lesdits besoins étant appelés à «s’accroitre de manière considérable avec l’avènement de l’économie numérique».

En terme de diagnostic du déploiement de la fibre optique à l’intérieur du pays, l’ART constate que le backbone national, d’environ 10.000 kilomètres et actuellement déployé, «reste insuffisant».

S’agissant du backbone international, le Cameroun dispose d’un accès à trois câbles sous-marins à fibre optique appelés à s’étendre bientôt à un accès à cinq câbles à la fin de l’exécution des projets actuels, visant à relier Kribi (Sud) à la ville brésilienne de Fortaleza.

Par rapport à la stratégie de mutualisation visant à contribuer à la baisse des coûts, l’ART propose aux opérateurs l’instauration d’un mécanisme permettant l’exploitation efficiente des infrastructures de transmission interurbaines en fibre optique déployées par d’autres structures concessionnaires de services publics.

L’accord-cadre y relatif, portant sur l’exploitation des infrastructures de télécommunications au Cameroun et signé par les concessionnaires de services publics, vise en effet la mise en commun des infrastructures afin que leur duplication ne représente pas un coût additionnel à répercuter sur le tarif final au consommateur.

L’ART exhorte les opérateurs à respecter ledit accord, qui doit également assurer une meilleure gestion des ressources essentielles et faciliter l’extension des réseaux à des coûts abordables.

Le régulateur indique ainsi avoir engagé une démarche de sensibilisation des pouvoirs publics afin qu’à tout grand projet d’infrastructures de génie civil, soit associé un projet de déploiement de la fibre optique considéré comme un levier de l’essor de l’économie numérique du Cameroun.

Le génie civil représentant plus de 80% des éléments de coût pour la pose de la fibre optique, l’ART propose de s’appuyer sur les projets d’extension des réseaux d’adduction d’eau potable, mais également de construction des voies ferroviaires, d’autoroutes et autres routes pour tirer profit des fouilles et déployer une infrastructure de réseaux.

Déjà dans la soirée du 22 février 2016, l’accès à Internet des abonnés Orange a connu un fort ralentissement dans la ville de Yaoundé. Joint par plusieurs clients mécontents, l’opérateur de téléphonie mobile, dans un message d’excuse pour le désagrément occasionné, a expliqué que la cause de cette situation était la rupture, au niveau de la ville de Pouma, dans la région du Littoral, de la fibre optique « gérée par Camtel ». Une allusion que semble ne pas avoir du tout apprécié l’opérateur historique.


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