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Fifa: L’Afrique du Sud reconnait avoir versé 10 millions dans le cadre du Mondial 2010

En plein scandale de corruption dans les hautes sphères de la Fifa, les révélations se multiplient. L’Afrique du Sud a reconnu, dimanche 31 mai, un versement de 10 millions de dollars en 2008

En plein scandale de corruption dans les hautes sphères de la Fédération internationale de football association (FIFA), les révélations se multiplient. L’Afrique du Sud a reconnu, dimanche 31 mai, un versement de 10 millions de dollars en 2008 à l’organisation internationale, après l’obtention du Mondial 2010. Pretoria a toutefois nié que cette somme ait servi de pots-de-vin, comme le soupçonne la justice américaine dans le cadre du son enquête sur des faits de corruption s’étalant sur plus de vingt-quatre ans.

Selon le président de la Fédération sud-africaine (SAFA) à l’époque, Danny Jordaan, cet argent a été déduit des 100 millions de dollars versés par la FIFA pour l’organisation de la première Coupe du monde en terre africaine, et était destiné à un fonds de développement de la Concacaf (Confédération d’Amérique du Nord, centrale et Caraïbes). «Comment aurions-nous pu payer un pot-de-vin pour des voix quatre ans après avoir été choisis?», s’est défendu M. Jordaan.

Soupçons de corruption
Tout comme Thabo Mbeki, président de la République à l’époque, le gouvernement sud-africain actuel a rejeté avec véhémence les accusations de corruptions. L’acte d’accusation de la justice américaine publié mercredi soupçonne pourtant le Trinidadien Jack Warner, alors président de la Concacaf, d’avoir empoché cette manne en échange de trois voix en faveur de l’Afrique du Sud lors du vote pour l’attribution du Mondial 2010.

Warner a été arrêté cette semaine puis relâché sous caution. Cet ex-vice-président de l’instance mondiale du foot fait partie des neuf élus de la FIFA, actuels et anciens, inculpés mercredi par la justice américaine pour corruption, racket et blanchiment. Sept d’entre eux sont détenus en Suisse et refusent tous leur extradition aux Etats-Unis. Les 47 chefs d’inculpation portent sur des sommes d’un montant global de 150 millions de dollars.

Dans ce cadre, la banque Barclays, citée dans la procédure judiciaire comme ses concurrentes également britanniques Standard Chartered et HSBC, a ouvert une enquête interne pour vérifier si ses comptes ont été utilisés pour des transactions suspectes, selon une source proche du dossier. Le Serious Fraud Office (SFO), l’office britannique de lutte contre la délinquance financière, avait annoncé vendredi qu’il examinait des éléments en sa possession concernant ce scandale.

Des responsables de la FIFA entendus
Dans l’autre volet de la tourmente déclenchée mercredi, qui concerne les conditions d’attribution controversées des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar, la justice suisse a indiqué qu’elle interrogeait plusieurs membres actuels du comité exécutif de la FIFA «qui ont voté en 2010, qui sont toujours en place et ne sont pas résidents suisses».

Les responsables qui remplissent ces trois critères sont sept: Issa Hayatou (Cameroun, président de la CAF), Angel Miguel Villar Llona (Espagne), Michel D’Hooghe (Belgique), Senes Erzik (Turquie), Marios Lefkaritis (Chypre), Hany Abo Rida (Egypte) et Vitaly Mutko, par ailleurs ministre russe des sports. La justice helvétique a profité de leur présence au congrès de Zurich de jeudi et vendredi pour les auditionner.

Les deux autres membres actuels du comité exécutif qui avaient voté en 2010, Joseph Blatter, qui a été réélu vendredi pour un cinquième mandat, et le président de l’UEFA Michel Platini, vivent en Suisse et pourraient donc être interrogés à leur tour plus tard «si besoin est».

Danny Jordaan, président de la Fédération sud-africaine (SAFA) à l’époque des faits
conti-online.com)/n


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