› Eco et Business

Filière avicole: il faut soutenir les éleveurs camerounais dans la relance

La prescription a été donnée lundi, 17 octobre 2016, par le Comité de compétitivité pour la relance du secteur, au cours d’une réunion tenue à Yaoundé en présence des acteurs de la filière

Après le phénomène de grippe aviaire qui a frappé le secteur de la volaille au Cameroun depuis mai 2016, le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) avait sollicité un plan de relance auprès du Comité de compétitivité. En effet, des milliers de poulet ont été abattus entraînant la baisse des activités du côté des éleveurs et d’autres acteurs de la filière.

C’est donc au bout de cinq mois de réflexion, que le Comité de compétitivité a rendu sa copie. C’était lundi, 17 octobre 2016, à Yaoundé, au cours d’une réunion de travail qui a réuni autour d’une même table, les membres du Comité, les administrations sectorielles et les acteurs de la filière.

De cette réflexion, trois axes stratégiques ont été dégagés : la solidarité envers les sinistrés recensés, la gestion des fêtes de fin d’année et la mise en place des conditions de relance durable. Pour ce dernier axe, il s’agit de procéder par la redynamisation de la compétitivité et des investissements en intégrant cette filière dans les chaînes de valeurs mondiales avec des appuis spécifiques pour petits éleveurs et l’aviculture traditionnelle dans les zones rurales.

D’après Lucien Sanzouango, secrétaire permanent du Comité de compétitivité, l’élevage de volaille constitue une importante source de revenus dans le pays, d’où l’incursion dans le secteur, d’éleveurs non-qualifiés, le rendant fragile. Cette prolifération d’opérateurs informels explique, d’après lui, la résurgence des maladies. « Il faut des structures d’abattage et de stockage, pour éviter des cas de contagion », a suggéré le secrétaire permanent du Comité de compétitivité.

Bonne nouvelle pour les habitants de l’Ouest où le dernier foyer a été détecté, « l’interdiction de vente du poulet pourrait être levé bientôt », a déclaré François Djonou, président de l’Interprofession avicole (Ipavic).


Droits réservés)/n



À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé