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Financement: La carotte et le bâton du FMI au Cameroun

Le FMI a rassuré une nouvelle fois les autorités camerounaises de son soutien, sous réserves que celles-ci respectent leurs engagements

« Les autorités camerounaise se disent engagées à accélérer le processus des réformes visant à améliorer la gestion de la fiscalité, le renforcement de la compétitivité et la réduction de la pauvreté. Dans cette perspective, elle bénéficieront du soutien de la communauté internationale, dont le Fonds Monétaire International », peut-on lire dans un discours de Kossi Assimaidou, le représentant de l’institution au Cameroun, incorporé dans son rapport de mission au titre des consultations prévues à l’article 4 de ses statuts, et achevé fin mars 2011. Même si l’institution semble prête à soutenir le gouvernement camerounais, il ne manque pas moins de l’avertir de possibles difficultés. Le fonds reconnait que le pays a réussi à préserver la stabilité économique. Cependant, remarque le fonds, il n’y a pas eu d’amélioration du revenu par habitant durant les cinq dernière années, pourtant le niveau des prix lui ne cesse d’augmenter. La croissance a été plombée par le retard des investissements dans les secteurs structurants, un climat des affaires encore peu attractif et une gestion des finances publiques peu pertinente. Autre frein à une croissance pertinente, un faible secteur financier et une intégration sous-régionale très faible. D’un autre côté, précise le FMI, l’économie repose encore sur les exportations de matières premières et les recettes fiscales pour ses revenus. Une situation qui la prédispose encore aux chocs extérieurs.

En raison de cette reprise fragile, les experts du Fonds Monétaire International invite les autorités camerounaises à minimiser les risques sur le budget 2011. L’Etat devra pour cela avoir un plan de trésorerie strict. L’inquiétude du fonds découle ici de l’organisation en octobre prochain des élections présidentielles et en début 2012 des élections municipales et législatives. Le FMI s’est dit inquiet du nombre de dépenses non auditées qui s’effectuent souvent à ces périodes là. Autre recommandation, le FMI prescrit aux autorités camerounaises de renforcer la stabilité des banques et de voir avec le régulateur sous-régional des possibilités permettant de faire que les banques puissent financer davantage l’économie. Le fonds prescrit enfin de renforcer l’investissement privé. Il préconise notamment d’améliorer le climat des affaires, de réduire les déficits infrastructurels et de poursuivre une politique d’endettement prudent. Selon le rapport du FMI, les autorités camerounaises se sont montrées favorables à l’ensemble des prescriptions du FMI. Ils se sont dits résolus à accélérer l’amélioration de la gestion des fonds publics. Un engagement qui s’est traduit fin juillet par l’organisation d’un séminaire visant à renforcer les nouvelles règles du budget programme. Les autorités camerounaises, toujours selon le rapport, se sont dites favorables à développer le secteur bancaire, en vue de sa plus grande implication dans le financement de l’économie. Mais précise aussi le rapport, les autorités camerounaises ont montré moins d’enthousiasme à produire un bilan financier transparent de l’organisation des prochaines élections présidentielles en octobre 2011, municipales et législatives en début 2012.


Leffortcamerounais.typepad.com)/n


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