Politique › Institutionnel

Fonkam Azu’u criblé de balles. médiatiques au cameroun!

C’est un véritable raid médiatique qui s’est déclenché contre le président d’ELECAM depuis sa nomination.

Sensés être des agents (des secrétaires notamment) de l’Assemblée nationale du Cameroun, ils sont priés de présenter des pièces justificatives. Sans se faire prier, souligne une source, ils brandissent des ordres de missions émanant du Palais de Verre. A la question de savoir s’ils pouvaient présenter davantage de documents professionnels, ils répondront par la négative. C’est alors que l’un d’eux passe aux aveux en révélant que c’est le secrétaire général adjoint de l’Assemblée nationale qui leur a fourni des documents pour les aider.
Leger Ntiga, journaliste au quotidien Mutations

Le quotidien Mutations qui a ouvert le bal en révélant que « quatre jeunes gens en partance pour les Etats-Unis dénoncent le président de Elecam ». En fait, il s’agit de Gana Franline Ndaga, Cyril Kpuye, Jc Akina et Dominic Nkongho Ewang qui étaient sur le point de quitter le Cameroun à bord d’un vol de la compagnie Royal Air Maroc, pour se rendre aux Etats-Unis, le 26 Décembre 2008, pour des raisons académiques. Ils auraient alors subi un contrôle de routine à l’aéroport de Yaoundé Nsimalen. Des anomalies se seraient alors revelé sur les documents qu’ils ont présentés aux contrôleurs de l’aéroport. Léger Ntiga, auteur de l’article raconte : « Sensés être des agents (des secrétaires notamment) de l’Assemblée nationale du Cameroun, ils sont priés de présenter des pièces justificatives. Sans se faire prier, souligne une source, ils brandissent des ordres de missions émanant du Palais de Verre. A la question de savoir s’ils pouvaient présenter davantage de documents professionnels, ils répondront par la négative. C’est alors que l’un d’eux passe aux aveux en révélant que c’est le secrétaire général adjoint de l’Assemblée nationale qui leur a fourni des documents pour les aider, parce qu’ils sont des étudiants désirant poursuivre leurs études au pays de Barack Obama. Plus tard, ils soutiendront que pour l’opération, M. Fonkam Azu’u leur a demandé trois millions de Fcfa à chacun ». Autant les démentis et les protestations de la part des autorités s’enchaînent, autant les soupçons se confortent car, ainsi que l’écrit Mutations plus tard, « Selon des sources policières, Fokam samuel Azu’u aurait affirmé reconnaître l’un des quatre jeunes gens interpellés dans cette affaire de trafic des ordres de mission de l’Assemblée nationale du Cameroun ». Mais les révélations ne s’arrêtent pas là. Moins d’une semaine plus tard, le 14 Janvier, Mutations revient à la charge et revèle que « la piste d’un vaste réseau d’immigration clandestine entretenu par le président du Conseil électoral de Elecam, Fonkam Samuel Azu’u, par ailleurs Sga de l’Assemblée nationale, est à creuser. Car, il pourrait s’agir, croient savoir nos sources, d’une filière huilée où on servirait des documents standard (passeports et ordres de mission) à des individus dans l’optique de faciliter leur départ pour l’exil, documents qui reviennent par divers services postaux pour servir à d’autres bien intégrés dans la filière ». L’affaire s’amplifie donc puisqu’il ne s’agit plus seulement de faux documents apparemment délivrés aux quatre jeunes, mais d’un vaste réseau d’immigration clandestine qu’entretiendrait le président de Elections Cameroon. Un vaste réseau que tend à confirmer « des signatures scannées de certains responsables de la Chambre dans les ordinateurs utilisés dans le cabinet du secrétaire général adjoint : Fonkam Samuel Azu’u ». Et l’hebdomadaire BEBELA révèle une affaire similaire. « Il existerait un autre document bizarre et de la même nature que celui dont était en possession les quatre jeunes gens originaires de la région anglophone du Cameroun et qui s’apprêtaient à s’exiler aux Etats-Unis au moment où ils ont été stoppés net par un contrôle de routine à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Sauf que cet autre document est un ordre de mission mettant en route le secrétaire général adjoint de l’assemblée nationale, Fonkam Azu’u lui-même pour les USA, à la seule différence que le présent document est plutôt signé du président de l’auguste chambre, Cavaye Yeguié Djibril en personne et qui ne se reconnait pas une telle démarche ».
Savait-on que Fokam Azu’u est un « faussaire » ?

Fonkam Azu’u
Journalducameroun.com)/n
on le dit impliqué dans un réseau de faux documents, raison de sa suspension de signature à l’Assemblée nationale. Suspension intervenue bien avant même que l’affaire du trafic de faux ordres de mission ne soit révélée.
Quotidien Mutations

Si l’on en croit les journaux, oui. Le journal Mutations qui cite des sources à l’assemblée nationale, écrit : « on le dit impliqué dans un réseau de faux documents, raison de sa suspension de signature à l’Assemblée nationale. Suspension intervenue bien avant même que l’affaire du trafic de faux ordres de mission ne soit révélée ». Ce qui signifie que le sieur Azu’u était déjà connu, par la hiérarchie de l’assemblée nationale, comme une personnalité à la moralité trouble. Même « des cadres à la présidence de la République se rappellent, par exemple, du coup, de l’usage qu’il fit de la « régie », sorte de budget spécial dont il eut la charge lors des travaux de rédaction du projet de rédaction de la constitution finalement promulguée en 1996. Exclamation de l’un d’eux: « La justice immanente existe! FonkamAzu’u paie directement ou indirectement le prix de ses exactions à travers ce qui lui arrive » écrit Mutations.
Dans les débats sur l’actualité, dans diverses tribunes, ce sont des accusations, des révélations tonitruantes, des démentis, des étonnements et toutes sortes de réactions qui s’amoncellent sur « l’affaire » Fonkam Azu’u à tel point que l’éventualité de sa démission de ses nouvelles fonctions est de plus en plus évoquée. En parlant ainsi de Samuel Fonkam Azu’u, en bien ou en mal, dans les médias, les bars et les quartiers, sa crédibilité ne fait que se ramollir. Sous d’autres cieux, l’intéressé se serait déjà déchargé de ses fonctions. Mais à force de résister, alors même que l’opinion attend les résultats des enquêtes qu’ont ouvertes la police, il ne fait que s’exposer aux curiosités d’une presse qui cherche à en savoir davantage sur son passé. Et sans aucun doute, à « tirer » comme on dit dans le jargon de la presse.

ELECAM remplace l’ONEL
Journal du Cameroun)/n
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