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Footballeur de père en fils (II): Jean Armel Kana Biyick, 21 ans. Entre le Cameroun et la France, son c ur balance

Fils de footballeurs camerounais célèbres, ils assument l’héritage à leur manière et à leur rythme

Convoqué par l’entraîneur des Bleuets Erick Monbaerts pour les matches de France Espoirs contre la Turquie et le Danemark (8 et 12 octobre dernier), Jean Armel Kana Biyik ne s’était pas présenté au rassemblement. Motif : il n’exclut pas de rejoindre la sélection du Cameroun, le pays de son père, André Kana Biyick, l’ancien international camerounais. Le défenseur central de Rennes aurait besoin de temps pour se décider. Avec un début de saison prometteur avec son club (déjà 15 matches cette saison, un but), le solide défenseur Franco-camerounais est au c ur d’une petite guerre de tranchée entre le Cameroun et la France.

Certains spécialistes lui prédisent un avenir reluisant. Son hésitation viendrait du fait que son oncle, François Omam-Biyick, actuel entraîneur des Lions Indomptables, lui aurait promis de l’intégrer dès 2011 dans la sélection camerounaise. En effet, selon les statuts de la Fifa au sujet des binationaux, Jean Armel Kana Biyik peut encore changer de nationalité sportive, malgré ses cinq rencontres disputées avec les moins de 23 ans français. Récemment, faisant un clin d’ il à son oncle François Omam Biyick, il avait déclaré: J’ai eu une personne du staff au téléphone, qui est très connue du côté du Stade Rennais et avec qui on a évoqué mon avenir international. Mon choix n’est pas encore arrêté, mais ça va peut-être se décider plus vite que prévu. Quand on un papa qui répond au nom d’André Kana Biyick, le joueur à tout faire des Lions indomptables de 1985 à 1994, mais aussi un oncle qui se nomme François Omam Biyick, on ne peut qu’être né avec un ballon au berceau. Mais cela suffit-il pas pour devenir un grand footballeur ? Il faut également du talent qui n’est pas héréditaire. Et chez les Biyick, quand on attrape le virus du football, on est condamné à réussir. Et ce n’est pas le petit Jean Armel qui dira le contraire.

André Kana Biyick, 2e à partir de la gauche (debout)
asc – sports)/n

Entretenir la flamme
Si le parcours du fiston s’est toujours dessiné en France, dans un pays où il est né et a grandi, c’est au Cameroun que son père et son oncle ont affuté leurs premières armes de footballeur. Kana Biyick, tout comme son frère Omam, ont crevé l’écran lors des éliminatoires de la Coupe du Cameroun en 1985 avec la modeste formation de Pouma Fc. Ils seront ensuite incorporés chez les Lions indomptables qui disputent alors les rencontres qualificatives du Mondial mexicain. Malgré l’élimination par la Zambie, les frères Biyick auront eu le temps de tirer leur épingle du jeu et de démontrer leurs grandes qualités athlétiques. Découvert au poste de défenseur central à Pouma, André a, que ce soit à l’Union de Douala, Diamant de Yaoundé, Metz ou Le Havre, occupé de nombreux postes chaque fois que le besoin se faisait sentir. Son fils Jean Armel, qui est né le 3 juillet 1989 en France quand son géniteur découvrait le football pro au Havre, a été inscrit au centre de formation du club doyen de l’Hexagone à 10 ans, tout en poursuivant ses études. Son talent naissant va lui permettre de vite gravir les échelons jusqu’à l’équipe première du Havre. Avant de se fixer en charnière centrale cette saison à Rennes, Jean Armel a, entre 2007 en 2010, en Ligue 1 comme en Ligue 2, occupé tous les postes défensifs au Havre, avec presque un égal rendement. Il s’est même mué en buteur lors de la 18ème journée de Ligue1, en offrant trois précieux points à son club, grâce à un superbe coup de tête, à l’ultime minute de jeu. On en vient à souhaiter qu’il vient chez les Lions indomptables rééditer les mêmes exploits.

Jean Armel Kana Biyik
Facebook)/n

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