Politique › Institutionnel

Force mixte multinationale: La réunion d’experts s’ouvre à Yaoundé

Le Palais des Congrès rassemble depuis ce jeudi et ce jusqu’au 07 février, de nombreuses institutions internationales

Le Palais des Congrès de Yaoundé a abrité ce jeudi en matinée l’ouverture de la réunion d’experts devant définir les modalités de mise en uvre d’une Force mixte multinationale (FMM) visant à contrer le terrorisme et de manière plus spécifique Boko Haram.

Cette réunion, qui se tient du 05 au 07 février 2015, se donne pour objectifs d’établir le concept d’opération de la Force ; le concept logistique mais également les règles d’engagement pour toutes les parties prenantes.

La FMM, forte de 7.500 hommes, avait été annoncée lors du récent sommet de l’Union Africaine (UA), tenu les 30 et 31 janvier derniers dans la capitale éthiopienne, sur la base d’un projet soumis par la Commission du bassin du Lac Tchad dont les pays membres s’étaient déjà accordés pour la création d’un tel dispositif pour lutter contre Boko Haram.

Comme le cadre juridique et le mode opérationnel de la FMM, dont l’avènement est déjà précédé du déploiement de troupes tchadiennes aux côtés du Cameroun et du Nigeria, le montant et les contributions du fonds d’affectation spéciale évoqué constituent en fait les principaux axes de réflexion des participants à cette rencontre qui suscite de fortes attentes auprès des pays touchés ou menacés par les activités terroristes de Boko Haram.

Ces experts proviennent du Cameroun, du Niger, du Nigeria, de la République centrafricaine (RCA) et du Tchad, les principaux pays membres de la CBLT, puis du Bénin (pour sa décision de mise à disposition de troupes), de l’UA même avec d’autres organisations internationales et des partenaires au développement. Ces assises surviennent au lendemain d’une attaque massive de Boko Haram mercredi matin à Fotokol, dans la région de l’Extrême- Nord, qui a causé plus de 300 morts parmi les assaillants, contre 7 soldats camerounais, 16 militaires tchadiens et des dizaines de civils.

C’est le début d’un processus qui, reconnaît-on, est assuré de prendre des mois pour se concrétiser et dont la mise en uvre effective dépendra des soutiens financiers attendus des partenaires internationaux, une contrainte à laquelle bute déjà l’opérationnalisation de la Force africaine en attente (FAA) sans cesse retardée depuis des années.


DR)/n
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