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Fotokol: Un premier bilan, lourd pour les populations civiles et les combattants de Boko Haram

Une centaine de civils, 143 à 300 combattants du groupuscule terroriste, 6 soldats camerounais et 13 militaires tchadiens ont perdu la vie mercredi à l’issue des combats

Un bilan non officiel établi mercredi soir faisait état de plus de 300 combattants de Boko Haram tués contre 16 militaires tchadiens et 7 soldats camerounais lors d’une attaque menée en matinée par la secte islamiste nigériane contre Fotokol dans l’Extrême-Nord du Cameroun, d’après des sources militaires.

Le journal régional camerounais L’Oeil du Sahel fait état, dans son édition de ce 05 février, de sept morts dans les rangs de l’armée camerounaise et de près de 400 victimes civiles, des populations massacrées à l’arrivée de Boko Haram dans cette localité du département du Logone et Chari.

Mercredi soir au cours d’un point de presse, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, a évoqué pour sa part « une cinquantaine de morts » dans les rangs de Boko Haram, sans donner des indications sur les pertes civiles et militaires au cours des affrontements.

Jeudi à Yaoundé, le ministre camerounais de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo’o, a présenté un bilan de: « 81 » civils tués, « 13 militaires tchadiens » et six militaires camerounais.

L’attaque a tourné en un véritable carnage après une riposte musclée de l’armée camerounaise, appuyée par des troupes tchadiennes envoyées en soutien mi-janvier par les autorités de N’ Djamena, pour la reconquête de Fotokol, assiégée dès les premières heures de la matinée par des milliers de militants islamistes, à en croire des sources.

les combattants de Boko Haram ont assiégé la ville aux premières heures de la matinée (vers 04-05h) tirant indistinctement sur les populations.

« Il y a des cadavres partout, on n’arrive pas à les compter. On continue de ratisser », a confié une source militaire à l’agence de presse Xinhua.

Les militaires camerounais, surpris par l’attaque, ont dû s’organiser pour demander du renfort. Les militaires tchadiens, qui s’étaient avancés à Gambaru, au Nigéria, pour y déloger la secte islamiste avec succès, se sont repliés pour prêter main forte à Fotokol.

« Les Boko Haram ont dû contourner par les localités de Kesgue et de Rimari. Et face à leur surnombre, nous avons fait appel aux renforts à Maltam et Makary et alerté aussi nos frères d’armes tchadiens. C’est comme ça que nous leur avons infligé cette lourde défaite », témoigne un sous-officier camerounais du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), dans les colonnes du quotidien privé Mutations ce jeudi.

L’attaque a été enregistrée la veille de la tenue à Yaoundé d’une réunion d’experts sur la création d’un fonds de soutien à la mise en place d’une force multinationale mixte contre Boko Haram décidée par l’Union Africaine.


DR)/n

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