Présidentielle 2018 › Garga Haman Adji

Cameroun : le partage des votes entre candidats obéit-il à des convenances?

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Garga Haman Adji, candidat à la présidentielle du 7 octobre 2018, en est persuadé et l’a affirmé au cours d’une interview accordée mercredi à un média international.

Au Cameroun, les résultats des élections sont souvent politiques. C’est ce qu’a laissé entendre Garga Haman Adji mercredi, alors qu’il parlait de ses performances à l’élection présidentielle de 2011 (3,21% des votes). Il en aurait été victime.

« Je vais gagner. La dernière fois j’ai été déclassé. J’étais deuxième. Mais, pour des raisons politico-linguistiques, il ne fallait pas que le premier et le deuxième présidents soient des francophones. Je le dis à haute et intelligible voix. Je tiens cela d’Elecam et du ministère de l’Administration territoriale », a-t-il déclaré sur les antennes de la radio BBC.

Les résultats publiés en 2011 désignait Paul Biya premier avec 80% des votes et le chairman du Social democratic front (Sdf) deuxième avec 10%.

Garga Haman Adji n’en désespère pas moins. A 71ans, il tente de briguer son premier mandat électif et c’est certain de sa victoire qu’il bat actuellement campagne. « Cette fois-ci, le Sdf n’étant plus dirigé par un anglophone, ça va passer. Le président en exercice va perdre un peu de son poids électoral à cause de son âge, 86 ans dont 36  ans de règne. Je ne vois pas qui, bien formé, qui a plus de compétence et d’expérience que moi. Il n’y en a pas », pense-t-il.

S’il remporte le scrutin, Garga Haman Adji envisage de passer un seul septennat à la tête de l’Etat camerounais.



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