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Cameroun: le président Biya toujours soutenu par des compatriotes

En octobre 2018, Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a été réélu pour la sixième fois consécutive. Paul Biya avait officiellement remporté l’élection présidentielle du 7 octobre avec 71,28 % des voix.

Un résultat pas vu bon œil « certaines chancelleries occidentales », qui selon les autorités camerounaises, ont « une méconnaissance profonde des liens entre la population locale et son chef d’Etat, et plus généralement »»

Très souvent en Afrique, la suspicion et l’incompréhension ont émergé et il est difficile de cerner la manière dont les Africains appréhendent leur relation avec l’autorité.

Le 7 octobre dernier, des observateurs venus d’Afrique et du monde entier, ont été présents afin de s’assurer de la validité du scrutin. Lors des résultats, à l’exception notable de la région Littoral, le président Paul Biya avait réunis la très grande majorité des voix.

Vainqueur dans neuf des dix régions du Cameroun, Paul Biya a littéralement écrasé ses adversaires avec des scores officiels sans appel: 92,91% dans le Sud, 89,21% dans l’Extrême-Nord, 81,62% dans le Nord.

Les observateurs n’ont constaté aucune fraude majeure, et mise à part le candidat Maurice Kamto, arrivé en tête à Douala, preuve par ailleurs de l’absence de fraudes massives, aucune instance n’a relevé de quoi remettre en cause le scrutin.

-Une longévité et des doutes-

Si en occident, une telle longévité politique à la tête d’un état soulève les doutes, il n’en est rien en Afrique. Tout voyageur traversant le pays comprend le lien qui unit le chef de l’État à son peuple, et l’on y retrouve la même relation entre les habitants d’un village et le chef traditionnel.

Ce parallèle avec le chef traditionnel est sans nul doute le meilleur moyen de faire comprendre le rapport de respect face à l’autorité d’un président qui a l’expérience, concept qui a disparu et est ignoré dans d’autres parties du monde.

L’idée même que le pouvoir soit un élément d’usure ne s’adapte pas à la situation africaine dans laquelle l’expérience accumulée au cours des années consolide les capacités à prendre des décisions… Pour le plus grand désespoir de certains diplomates étrangers qui, depuis l’élection présidentielle, s’agitent afin de mener à un renouvellement politique sur place.

Et malgré le haussement de ton des américains et de l’Union Européenne, les camerounais sont toujours nombreux derrière leur président.

En témoigne une campagne de soutien active sur les réseaux sociaux, dénonçant l’arrivée de Tibor Nagy, le Monsieur Afrique de Donald Trump, et appelant à s’unir contre « l’ingérence américaine qui mène trop souvent des pays au chaos. »

En 2011, Paul Biya avait été réélu avec 78 % des suffrages, une élection que Washington avait qualifiée de « faussée », sans toutefois apporter des preuves.

Quoi qu’il en soit, Paul Biya, qui brigue tranquillement un septième mandat présidentiel consécutif à la tête du Cameroun.



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