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Crise anglophone: Human Rights Watch demande l’intervention du Conseil de sécurité

Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch (c) Droits réservés

D’après l’Ong internationale, au moins 170 civils tués et des centaines d’habitations incendiées par les forces de sécurité et les séparatistes au cours des six derniers mois.

Le décor est planté dès l’entame de la déclaration publié ce 28 mars «Les forces gouvernementales ont tué plusieurs dizaines de civils, recouru à la force de manière indiscriminée et incendié des centaines d’habitations au cours des six derniers mois dans les régions anglophones du Cameroun». Des violences perpétrées par des forces de sécurité notamment des membres du Bataillon d’intervention rapide (Bir) et des gendarmes.

«Les autorités camerounaises sont dans l’obligation d’apporter une réponse conforme au droit et de protéger les droits des populations pendant les périodes de violence», a déclaré, Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch.

Une reddition des comptes qui pourrait être imposée, selon l’Organisation non gouvernementale (Ong) internationale par «Les partenaires du Cameroun, en particulier la France, devraient accroître les pressions qu’ils exercent sur le gouvernement camerounais afin que les responsables soient tenus de rendre compte de leurs actes».

Et de poursuivre «les membres du Conseil de sécurité de l’Onu devraient formellement ajouter la question du Cameroun à l’ordre du jour du Conseil, demander au Secrétaire général de l’Onu l’organisation d’une réunion d’information sur cette situation, et indiquer sans équivoque que les responsables d’atteintes graves aux droits humains risquent de faire l’objet de sanctions». Le rapport rapporte et condamne par ailleurs les exactions, enlèvements avec demande de rançon des groupes séparatistes.

La déclaration de Human Rights Watch s’appuie sur des informations relayées dans les médias et des enquêtes sur le terrain. L’organisation de défense des droits de l’Homme «a interrogé 140 victimes, membres de leurs familles et témoins entre décembre et mars, dont 80 en personne dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en janvier».

L’Ong publie périodiquement des rapports sur la situation de la crise anglophone. Enquêtes en général peu élogieuses pour les forces de défense Camerounaises.

 



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