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Le Nigeria demande le renvoi des leaders séparatistes devant ses juridictions

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La justice nigériane a jugé « illégale » l’acte par lequel une cinquantaine des leaders sécessionnistes arrêtés au Nigeria étaient renvoyés au Cameroun le 29 janvier 2018 pour y être jugés.

La Haute cour fédérale d’Abuja a ordonné vendredi au gouvernement nigérian de ramener douze leaders séparatistes arrêtés dans le pays le 27 janvier 2018 et remis aux autorités camerounaises. Ladite juridiction demande par ailleurs que ces personnes soient indemnisées à hauteur de 5 millions de naira (7 991 550 millions de Francs CFA).

Cette décision marque ainsi la fin d’une procédure ouverte au courant de l’année 2018 par les avocats Fumi Falana et Abdoul Orock en faveur de : Julius Ayuk Tabe, Nfor Ngala Nfor, Tassang Wilfried Fombang, Henry Kimeng, Cornelius Njikimbi Kwanga, Fidelis Che, Che Augustine Awasum, Egbe Ogork, Eyambe Elias et Shufai Blaise Sevidzem.

Les avocats avaient fondé leur requête sur le fait qu’il n’existe aucun accord d’extradition entre le Cameroun et le Nigeria. Le juge leur a donné raison en déclarant « illégal » et « anticonstitutionnel » le rapatriement des leaders sécessionnistes au Cameroun où ils sont jugés.

Ce sujet a également largement été abordé au Tribunal militaire de Yaoundé où Julius Ayuk Tabe et ses compagnons sont jugés pour terrorisme, sécession, insurrection, révolution, hostilité contre la patrie, bande armée, propagation de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, défaut de Carte nationale d’identité.

Lire aussi : Au tribunal: Ayuk Tabe et ses compagnons devraient être pris comme des réfugiés (défense)

Le conseil de la défense avait réclamé l’incompétence du Tribunal militaire à les juger tant que des éclairages n’avaient pas encore été fournis au sujet de leur nationalité et de leurs statuts de réfugiés. Les accords juridiques entre le Cameroun et le Nigeria avaient été évoqués dans la foulée et la défense avait demandé que les accusés soient renvoyés au Nigeria pour y être jugés.

Le juge a tranché le 20 février denrier et s’est déclaré compétent pour connaitre juger les membres du premier gouvernement intérimaire de l' »Ambazonie ».

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