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Le président Paul Biya va ouvrir un dialogue sur la crise anglophone (Dion Ngute)

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 Tel est le message que le Premier ministre a délivré jeudi, dès l’entame de sa visite dans la région du Nord-Ouest.

Le Premier ministre Dion Ngute a débuté ce 09 mai, sa première mission officielle dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest du Cameroun, en crise depuis novembre 2016. Parvenue au terme de la première journée, il a présenté la quintessence de son message : le président Paul Biya et en train de prendre des mesures pour qu’un dialogue sur la crise anglophone ait lieu.

Journalducameroun.com vous propose l’intégralité du propos de Dion Ngute à la presse.

« Le président de la République m’a instruit de venir dans la région du Nord-Ouest pour porter un message de paix, un message de réconciliation à ces populations, qui ont été meurtries par beaucoup d’actes qui n’auraient pas dû être commis par nos jeunes.

 Il m’a demandé de leur dire qu’ils restent les enfants du Cameroun et de ce fait, ils ne doivent pas se priver d’une éducation comme ils le font. Ils ne doivent pas infliger à la société ce qu’ils sont en train de faire : les villes mortes, les rançons après enlèvements, les gens ne peuvent pas circuler librement dans leurs propres pays.

Il a demandé que je les informe qu’il faut qu’ils déposent leurs armes, qu’ils se rendent dans les centres de DDR [désarmement, démobilisation et réinsertion, Ndlr] où ils seront pris en charge gratuitement, où on va tout faire pour leur trouver quelque chose à faire.

Pour les problèmes politiques, il m’a demandé de dire que hormis la séparation et la sécession, parce que lui en tant que chef de l’Etat, il a juré de garder le pays uni, donc la séparation n’est pas à l’ordre du jour, tout autre point peut être discuté. Tout problème politique peut être discuté et il est en train d’organiser une rencontre au cours de laquelle il va débattre de ce problème. Donc ça ne sert à rien que ces jeunes continuent à rester dans la brousse, à se cacher dans  les villes et de détruire la communauté comme ils sont en train de faire.

Je ne veux pas me militer aux élites. Je voudrais parler à toutes les couches de la population, aux benkineurs, aux organisations de femmes, aux bayam Sellam qui peuvent porter ce message envers ces jeunes qui sont pour le moment pratiquement perdus ».

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