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Cameroun-Liberté de la presse: le Syndicat national des journalistes tance le Conseil de la communication

éclaration du Président national du SNJC, Denis Kwebo (c) Droits réservés

A l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée ce 03 mai, le Syndicat national de journalistes du Cameroun, dans une déclaration réitère que l’organe de régulation des médias est une antichambre du pouvoir en place.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) campe sur ses positions. Le Conseil national de la communication (Cnc) est un organe illégitime. Le Syndicat qui dit ne pas reconnaître l’autorité de l’organe de régulation des médias l’accuse de rouler pour le compte du régime en place. Le mouvement corporatiste a d’ailleurs sa propre définition du Cnc « organe de censure et de répression au service du pouvoir en place, a continué d‘intimider les journalistes et les organes de presse, à travers des sanctions fantaisistes et complaisantes. Le Cnc est devenu une salle de réaction où le gouvernement cherche à imposer sa volonté à toute la presse».

Dans sa communication, Denis Kwebo, président national du Snjc classe la Commission nationale de délivrance de la carte de presse réorganisée en 2015 dans le même registre que le Cnc. Il se réjouit d’ailleurs que cette instance soit «morte de sa propre mort». Les violences perpétrées contre des journalistes notamment pendant la Présidentielle du 07 octobre 2018 et dans le cadre de la crise anglophone sont également décriées dans la déclaration.

A lire aussi: le SNJC condamne les mises en garde du CNC aux médias camerounais 

On se souvient que c’est dans ce contexte que la cote de popularité de Mimi Mefo, journaliste à Equinoxe télévision a connu un pic. Elle a été interpellée le 07 novembre 2018 et placée en détention à la prison de New-Bell. Il lui était reproché d’avoir diffusé des affrontements entre séparatistes et l’armée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Elle sera remise en liberté plus tard sous instruction du Chef de l’Etat. Comme autre cas, les journalistes, Théodore Tchopa et David Eyengue ont séjourné pendant quelques jours dans les locaux du Groupement spécial d’opérations (Gso), après avoir été interpellés en service, en même temps que le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Maurice Kamto.

En novembre 2018, l’Agence France presse (Afp) situait à au moins six, le nombre de journalistes interpellés, après la tenue de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018.

Le thème de la célébration choisi par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) est «les médias pour la démocratie: le journalisme et les élections en période de désinformation».

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