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Torture et détention au secret: le Cameroun sur le banc des accusés

Human Rights Watch accuse le Cameroun de pratiques de torture (c) Droits réservés

Human Rights Watch appelle le Conseil de sécurité de l’Onu à se pencher sur les pratiques de torture et les conditions de détention dans le pays.

L’organisation Human Rights Watch dénonce l’usage de la torture et la détention au secret des personnes arrêtées dans le cadre de la lutte contre les sécessionnistes et la secte terroriste Boko Haram. Des actes souvent ignorés par les tribunaux et la Gendarmerie nationale, indique l’Ong dans un rapport publié ce lundi 06 mai.

«Les avocats ont indiqué que les juges ont rejeté les allégations de torture des prévenus et n’ont pas ordonné d’enquêtes rapides et impartiales sur les allégations de torture, comme exigé par la loi nationale et le droit international relatif aux droits humains».

Le rapport de Human Rights Watch recense 26 cas de détention au secret et de disparition forcée, dont 14 cas de torture au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed). Le nombre pourrait être plus important, révèle l’organisation qui observe que les anciens détenus choisissent de se taire par peur des représailles. «Les anciens détenus ont indiqué que la torture était utilisée pour les obliger à admettre leur soutien aux groupes séparatistes armés, à identifier des amis et des connaissances ou à fournir des noms de séparatistes armés, de collaborateurs ou d’activistes anglophones. Ils ont été forcés de signer des déclarations qu’ils ne pouvaient pas lire ou comprendre», rapporte Human Rights Watch.

A lire aussi: Crise anglophone: Human Rigths Watch demande l’intervention du Conseil de sécurité

En début d’année 2019, l’Ong avait dénoncé des violations des droits de l’Homme commis par les forces de sécurité et de défense dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Ceux-ci étaient accusés de procéder à des exécutions extra-judiciaires, à des arrestations arbitraires et d’incendier des domiciles. Des accusations que le gouvernement camerounais avait qualifiées d’impartiales avant de les réfuter.

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