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FRADD: Les ministres africains appellent à la mobilisation des ressources financières suffisantes pour la réalisation des ODD

Les ministres africains en charge de l’environnement et du développement durable, réunis les 17 et 18 avril à Marrakech, ont appelé à la mobilisation de ressources financières suffisantes, prévisibles et additionnelles pour accélérer le rythme de mise en œuvre des ODD en Afrique, invitant les Etats membres à mettre en place des stratégies de financement efficaces.Dans la « Déclaration de Marrakech », publiée jeudi à l’issue de la 5ème édition du  Forum régional africain sur le Développement durable, placée sous le thème « Donner des moyens d’action aux populations et assurer l’inclusion et l’égalité », ils ont réaffirmé la difficulté pour plusieurs pays africains de renseigner les indicateurs des ODD, soulignant l’impératif de la mise en place d’un Fonds de solidarité pour le développement de la statistique, destiné à soutenir les pays africains dans la collecte des données statistiques nécessaires.

Les ministres africains ont aussi appelé à favoriser et promouvoir l’innovation et la technologie pour combler les lacunes dans les données pour l’élaboration des politiques de développement régionales et nationales.

A cet égard, ils ont plaidé pour le renforcement de la coopération Sud-Sud et le partage d’expériences entre les pays du Continent pour relever les défis multiples et complexes et mettre en place des partenariats multipartites, des plans et programmes d’action, au niveau régional et sous régional, susceptibles de réaliser le développement durable.

Ils ont confirmé leur engagement à mettre en œuvre les ODD et leur attachement aux orientations tracées pour le Programme 2030 par les réunions régionales, de caractère général ou sectoriel.

Ils se sont également félicités des initiatives lancées à l’occasion du premier Sommet de l’Action convoqué par le Roi Mohammed VI, en marge de la COP22 sur le climat, notamment la mise en place de la Commission climat du Bassin du Congo, présidée par le Congo, la Commission climat du Sahel, présidée par le Niger et la Commission climat des Etats insulaires, présidée par les Seychelles, entérinées par l’Union africaine.

Les ministres africains ont réaffirmé le besoin urgent de prendre les mesures adéquates pour maîtriser rapidement les conséquences du réchauffement climatique, en le limitant à un seuil ne dépassant pas 1.5°C conformément aux recommandations du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Ils ont enfin exhorté l’ensemble des pays à mettre en œuvre les messages clefs du forum et demandé au Maroc de les présenter au nom de l’Afrique au Forum politique de haut niveau pour le développement durable et le Sommet Mondial sur le développement durable, prévus respectivement à New York en juillet et septembre 2019.

Co-organisée par le Maroc et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique-CEA, la 5è session du FRADD, a connu la participation de plusieurs ministres et de hauts responsables africains en charge de l’environnement et du développement durable.

Cet événement continental africain a réuni également des décideurs et des experts représentant des gouvernements et des organisations intergouvernementales, le secteur privé et la société civile.

Ce Forum a pour but d’évaluer les progrès accomplis, d’échanger les expériences dans le domaine du développement durable en Afrique et de formuler des recommandations visant à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 au niveau régional.

Il intervient aussi dans un contexte particulier marqué par la nécessité d’agir rapidement pour maîtriser les conséquences du réchauffement climatique, en le limitant à un seuil ne dépassant pas 1.5°C selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour rappel, le Maroc a été élu président du Forum régional africain sur le développement durable. Dans ce cadre, le Royaume aura la responsabilité de présenter les recommandations issues de cette session au Forum Politique de Haut niveau en juillet prochain.

Le nouveau bureau élu est composé de l’Angola en tant que 1er vice-président, du Tchad, 2ème vice-président, de l’Ouganda, 3ème vice-président et de la Guinée en tant que rapporteur.

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