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Français enlevés au Cameroun: Un 2e enregistrement rendu public

Dans cet extrait, un homme qui dit s’appeler Tanguy Moulin-Fournier s’adresse à l’ambassadeur de France au Nigeria et au président camerounais

Dans cet audio, le père de famille lit un communiqué en français puis en anglais où il évoque les «conditions de vie très dures» des sept otages, dont ses quatre enfants, depuis leur capture «il y a 25 jours». Il appelle également l’ambassadeur de France au Nigeria à «tout mettre en oeuvre» pour leur libération. Il dit être détenu par Jamaatu Ahlisunnah Lidda’awatiwal Jihad, nom arabe par lequel le groupe islamiste nigérian Boko Haram se fait appeler. «Nous perdons nos forces chaque jour et commençons à être malades, nous ne tiendrons pas longtemps», souligne-t-il. S’adressant d’abord à l’ambassadeur de France au Nigeria, puis au président camerounais Paul Biya, il transmet une requête de Boko Haram : celle de libérer des prisonniers du groupe islamiste au Nigeria et au Cameroun.

Cette demande avait déjà été formulée par le groupe islamiste une semaine après l’enlèvement des sept Français, dans une vidéo postée sur Youtube montrant l’ensemble de la famille. «Les revendications qui ont été formulées, d’après la connaissance que j’en ai, portent en particulier sur des sujets qui sont complètement hors de portée de la France», avait alors estimé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, jugeant les images diffusées par les ravisseurs «terriblement choquantes».

La famille Moulin-Fournier, qui compte quatre enfants âgés de 5 à 12 ans, a été enlevée le 19 février dans le nord du Cameroun à Dabanga sur une route longeant la frontière avec le Nigeria. Ces expatriés basés à Yaoundé étaient en vacances et venaient de visiter le parc national de Waza, réputé pour ses nombreux animaux.


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