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France/Crise à l’UMP: Échec de la médiation d’Alain Juppé

Les propositions de l’ex président fondateur de l’Union pour un Mouvement Populaire pour mettre un terme à la grave crise du parti n’ont pas été bien reçues par une des parties concernées

Appelé à la rescousse pour mettre fin au scénario désastreux que l’UMP est en train de vivre depuis cinq jours, Alain Juppé, a proposé la création d’une instance collégiale, chargée de revoir les résultats de l’élection. Mais il a fini par jeter l’éponge, car il considère que les conditions de sa médiation ne sont pas réunies. Dans la foulée, François Fillon a annoncé qu’il allait saisir la justice pour « rétablir la vérité des résultats ». Pour Juppé, la priorité est de sortir son parti de l’impasse car menacé de disparition. Il a à cet effet diffusé un communiqué dans lequel il affirme que Ce qui est désormais en cause, ce n’est plus la présidence de l’UMP, c’est l’existence même de l’UMP. Notre mouvement est menacé d’éclatement, voire de disparition. Ce serait un séisme dans la vie démocratique de notre pays. L’équipe de François Fillon a annoncé qu’elle quittait la commission nationale des recours de l’UMP. Après cet échec c’est L’ex-président Nicolas Sarkozy qui tente à son tour de décanter la situation. Il va déjeuner ce lundi 26 novembre 2012 avec celui qui fut son premier ministre, François Fillon. Ce rendez-vous, selon une autre source également proche de M. Fillon, avait été pris avant l’échec d’Alain Juppé.

Tout a commencé au soir du scrutin, le 18 novembre 2012, lorsque les deux candidats revendiquent chacun la victoire. Le 19 novembre dernier lorsque la commission interne à l’Union pour un mouvement populaire (UMP) chargée de l’organisation du scrutin (Cocoe) a finalement désigné Copé comme président de l’UMP, avec 98 voix d’avance sur Fillon. Après que chacun des deux camps se soit proclamé vainqueur dimanche soir. La Cocoe a travaillé toute la journée de lundi, pour vérifier chaque procès-verbal, département par département. A l’issue d’une ultime réunion de délibération, vers 22h40 heure de Paris, le président de la Cocoe, Patrice Gélard, a proclamé les résultats officiels et a déclaré que Copé a recueilli 87.388 voix soit 50,03% contre 87.290 voix pour Fillon 49,97%. Quarante-huit heures plus tard, les partisans de François Fillon annoncent qu’ils contestent cette élection car des voix n’auraient pas été comptées dans certaines fédérations d’Outre-Mer. Il a refusé la commission des recours car, dit-il, est favorable au camp adverse. Et c’est donc le camp Fillon qui a proposé la médiation de Juppé. D’abord rejetée par Copé et ses amis, cette médiation a pu se mettre en place… Avant de disparaitre!

Jean-François Copé, né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique. Maire de Meaux de 1995 à 2002 et depuis 2005, il a occupé plusieurs fonctions ministérielles. Député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, il est secrétaire général de l’UMP de 2010 à 2012 et président du parti depuis cette date Le 17 novembre 2010, il devient secrétaire général de l’UMP en remplacement de Xavier Bertrand, nommé au gouvernement. Il autorise notamment, après la défaite de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2012, la création de mouvements au sein de l’UMP. Le 26 août 2012, à Château renard, il se déclare candidat à la présidence du parti, vacante pendant le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy. Durant la campagne, alors que François Fillon, qui fait figure de favori, prend ses distances avec l’ancien président de la République. Quand à François Fillon, de son véritable nom François Charles Armand Fillon, est un homme politique né le 4 mars 1954 au Mans. Assistant parlementaire de profession, et membre du RPR puis de l’UMP, il est nommé successivement ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement d’Édouard Balladur (1993-1995), puis ministre des Technologies de l’Information et de la Poste (1995), et ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l’Espace au sein des deux gouvernements d’Alain Juppé (1995-1997). Après la réélection de Jacques Chirac à l’Élysée, François Fillon est nommé ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité (2002-2004) ; il mène des réformes structurelles sur la durée du travail et sur les retraites. Nommé ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (2004-2005), il fait voter par le Parlement, la loi Fillon pour l’éducation. À la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007, François Fillon est nommé Premier ministre le 17 mai 2007 et forme son premier gouvernement. Il est reconduit le 18 juin suivant, à la suite de la victoire de la droite aux élections législatives : son deuxième gouvernement est, en durée, le deuxième gouvernement le plus long de la Ve République après celui de Lionel Jospin. Il forme son troisième gouvernement le 14 novembre 2010. Le 10 mai 2012, il remet la démission de son gouvernement, à la suite de l’élection à la présidence de la République de François Hollande. Il est le deuxième Premier ministre (après Georges Pompidou) dans l’ordre de durée de présence en continu à Matignon. Il est élu député de Paris en juin 2012.

Jean François Copé Vs François Fillon, la guerre des chefs risque de faire éclater l’UMP
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