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François Hollande a rendu hommage aux soldats français tués à Bangui

François Hollande a fait une escale mardi, 10 décembre, à Bangui, la capitale centrafricaine, où il s’est recueilli devant les cercueils des deux parachutistes tués

François Hollande a fait une escale mardi, 10 décembre, à Bangui, la capitale centrafricaine, où il s’est recueilli devant les cercueils des deux parachutistes du 8e RPIMa, tués la veille dans un accrochage nocturne. «Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio sont tombés pour la France, pour une noble et belle mission: sauver des vies», a dit le président de la République française, s’adressant à des soldats de l’opération «Sangaris» rassemblés sous un hangar d’hélicoptères de la base de M’Poko. Dans la touffeur de la nuit centrafricaine, François Hollande a rappelé l’urgence de l’intervention française, qui a débuté jeudi 5 décembre dernier, quelques heures après le vote de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU. «Il n’était plus temps de tergiverser. Il allait être trop tard. J’ai pris la décision d’intervenir pour sauver autant de vies que possible.» «Votre objectif est de désarmer les milices. C’est une tâche périlleuse. Trop d’armes circulent. Il y a trop de haines et de vengeances accumulées. Nous avions l’obligation d’intervenir vite et fort», a-t-il dit. Reparti peu après 23 heures, le président n’a pas quitté l’aéroport de M’Poko, qui sert de base à l’opération «Sangaris». Il y a rencontré les commandants des différents contingents africains qui participent à l’opération, et dont le nombre doit être porté à 6000 hommes, qui devront à terme «prendre le relais» des troupes françaises.

Lors de cette escale de quatre heures, François Hollande a aussi rencontré les «autorités de la transition», en l’occurrence le «président» Michel Djotodia. Chef contesté d’un État sans pouvoir, reclus dans sa villa du camp de Roux, entouré des milices de l’ex-Séléka qu’on lui demande de cantonner et désarmer, Djotodia n’a jusque-là pas montré beaucoup d’autorité sur des forces qui n’obéissent qu’à leurs chefs de guerre. Selon i-Télé l’entrevue promettait d’être tendue suite aux critiques formulées par le chef de l’Etat français à l’encontre de son homologue centrafricain samedi 7 décembre dernier.

Le président français avait déclaré au sommet de l’Élysée la semaine dernière qu’on ne pouvait «pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, qui a laissé faire» les massacres. Depuis, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et l’ambassadeur de France en Centrafrique ont rassuré Djotodia en lui garantissant qu’il resterait «jusqu’à la fin de la période de transition». Ce qui ne signifie non plus pas grand-chose, le fragile édifice politico-diplomatique élaboré par l’ONU, la France et l’OUA, ayant été mis à bas par le déchaînement des violences depuis cinq jours.


Reuters)/n
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