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Frédéric Mbotto Edimo, nouveau commandant de bord de la Camair-co

L’ex directeur Général Matthjis Boertien très contesté par certains employés est remplacé par son adjoint

Frédéric Mbotto Edimo qui était jusque-là DGA de la Camairco la compagnie nationale de transport aérien au Cameroun a été désigné à la tête de la structure en remplacement de Matthjis Boertien très contesté par le syndicat des travailleurs du secteur. La nouvelle qui a été longuement discutée sur les réseaux sociaux dans l’après-midi du 11 septembre 2013 a été confirmée par des sources proches de la compagnie aérienne nationale Camair-co, suite à un «conseil d’administration extraordinaire». L’ancien ministre des finances Edouard Akame Mfoumou a été nommé au poste de président du conseil d’administration de la Cameroon Airlines corporation (Camair-co). Ancien chargé de mission au siège de l’Agence pour la sécurité de la navigation en Afrique et à Madagascar (Asecna), Frédéric Mbotto Edimo n’est pas un novice du secteur. Le nouveau directeur général de la Camair-co a occupé le siège de directeur par intérim de l’Ecole régionale de la navigation aérienne et du management. Difficile de savoir si cette nouvelle nomination à la tête de la compagnie nationale apportera la dynamique souhaitée. Les syndicats du transport aérien ont longtemps contesté le management de l’ancien directeur général de Camair-Co, Matthijs Boertien. Dans son article du 5 juillet 2013, Le journal Messager indiquait que le collectif des syndicats du transport aérien du Cameroun reproche au DG de Camair-Co d’avoir fait des recrutements fantaisistes, notamment dans le top management de l’entreprise. Le Collectif indexait spécifiquement le directeur du training, le directeur commercial et neuf pilotes « tous expatriés, tous sans contrats visés par le ministre compétent et exerçant illégalement au Cameroun ».

Depuis sa création, Camair Co n’a pas qu’hérité du nom de la défunte compagnie aérienne nationale, elle a aussi hérité des intrigues et ce, dans un environnement de plus en plus concurrentiel. La cure de jeunesse n’a pas suffi, la loi des intérêts chère au Cameroun ayant pris le dessus. Pour son vol inaugural la compagnie était arrivée presque vide à Paris et en retard. Rien ne marche correctement : Des vols sont annulés sans préavis et les retards ne sont presque jamais expliqués. La compagnie a vécu des turbulences de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur, avec en toile de fond une quasi guerre entre les nationaux et les expatriés. Pour couronner le tout, même le gouvernement qui a créé la compagnie ne semble pas lui faire confiance. Des articles de presse ont rapporté l’information non contestée que le ministre des transports lui-même préférait les compagnies étrangères plus structurées. Les défis pour monsieur Edimo sont grands et ses marges de man uvre étroites. La situation actuelle des comptes de l’entreprise reste un mystère et la privatisation initialement annoncée de son capital ne semble plus être un projet solide.


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