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Gabon: Ali Bongo réussit à faire passer la nouvelle constitution au parlement

Elle a été adoptée par 177 voix contre 6 et 0 abstention, en dépit des critiques de l’opposition…

Contentieux électoral, éligibilité du président, durée de la période de transition… Autant de sujets au c ur de la nouvelle constitution voulue par le président gabonais Ali Bongo Ondimba et adoptée par le parlement. En dépit des critiques de l’opposition, le parlement gabonais a adopté mardi 28 décembre, par 177 voix contre 16 et 0 abstention, la révision de la constitution du pays. Les aménagements apportés au texte prévoient notamment de nouvelles dispositions à adopter en cas de force majeure constatée par la cour constitutionnelle et renforcent les pouvoirs du chef de l’état. Dans un discours prononcé juste avant le vote à bulletin secret, Luc Marat Abila, membre du parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a estimé que cette révision avait pour but de corriger certaines faiblesses de l’actuelle constitution (…) La révision est fondée car elle règle le problème du contentieux électoral, la durée de la transition ou les conditions d’éligibilité du chef de l’État. Lors d’un débat télévisé diffusé sur la première chaîne publique gabonaise, Me Francis Nkea, sénateur de la majorité présidentielle, a estimé qu’il s’agissait d’une révision bateau, d’un toilettage qui corrige certains anachronismes. Mais ce n’est pas une opinion partagée par tous les gabonais.

Le président de l’Union nationale (opposition) Zacharie Myboto a lui estimé que certaines dispositions constituent une porte ouverte à la dictature. Depuis le naufrage de la démocratie enregistrée lors de la révision de la constitution en 2003, la situation de la loi fondamentale gabonaise va de mal en pire, a-t-il ajouté estimant que la révision va permette à l’exécutif de régner en maître absolu. L’article 4 de la constitution offre notamment la possibilité au gouvernement de surseoir à la convocation du collège électoral en cas de force majeure dûment constatée par la cour constitutionnelle. Dans un communiqué diffusé avant la révision, l’ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong, membre de l’UN, avait estimé que oublier de limiter le nombre de mandats présidentiels, de réintroduire le scrutin à deux tours (…), c’est là la preuve indubitable que l’on prend de haut les électeurs gabonais. Avant les amendements, le texte soumis au parlement prévoyait également d’allonger de 45 jours à 2 mois la période pour l’organisation d’une présidentielle en cas de vacance de la présidence de la République. Ali Bongo a lui-même été élu à l’issue d’une élection présidentielle anticipée organisée fin août 2009 à la suite du décès en cours de mandat de son père, Omar Bongo Ondimba. La révision interdit à un gabonais disposant de la double nationalité et ayant occupé des responsabilités politiques dans un autre pays d’être éligible. La nouvelle constitution prévoit aussi que tout candidat à la présidentielle doit résider au Gabon depuis au moins un an. Ces nouvelles dispositions font débat au sein de l’opposition. Zacharie Myboto, a déclaré que certaines dispositions constituent une porte ouverte à la dictature.

Parlement gabonais. Contentieux électoral, éligibilité du président, durée de la période de transition… Autant de sujets au c ur de la nouvelle constitution voulue par le président gabonais Ali Bongo Ondimba et adoptée par le parlement.
Afriscoop.net)/n



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