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Gabon: Omar Bongo est-il mort?

Des sources ne s’accordent pas sur l’information qui fait état de la mort du président gabonais

Après 41 années passées à la tête du Gabon, Omar Bongo est mort dimanche des suites d’un cancer, a indiqué au Point une source proche de son entourage
Le Point.fr





Le Premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, a déclaré dimanche soir ne pas avoir confirmation de la mort du président Omar Bongo, qui a été hospitalisé en mai près de Barcelone. (Reuters/Normand Blouin)Si une telle situation se produisait, je pense et je sais que la famille du président Bongo m’informerait tout naturellement. Ce n’est pas le cas au moment où je vous parle, a déclaré Jean Eyeghe Ndong à la télévision gabonaise. Dans le cas d’un décès du président, la constitution prévoit que la présidente du Sénat, Rose-Francine Rogombé, assume provisoirement l’intérim à la tête de l’Etat. Rogombé est membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

On se souvient que la présidence avait annoncé le 6 mai dans un communiqué qu’Omar Bongo Ondimba avait décidé le même jour la suspension momentanée de ses activités de chef d’État, et que de ce fait, toutes les audiences présidentielles seraient suspendues jusqu’à nouvel ordre.Selon ce communiqué, le président gabonais voulait « se ressourcer dans le repos » après avoir vécu pendant « plus de trois ans […] une épreuve particulièrement difficile avec la maladie de son épouse Édith Lucie Bongo Ondimba », décédée le 14 mars à Rabat, au Maroc. Le président Bongo n’est plus réapparu depuis en public au Gabon.

Depuis le 11 mai dernier, le président gabonais est hospitalisé dans un état grave mais stationnaire en Espagne, et non en France, sans doute du fait de l’affaire dite des biens mal acquis. Omar Bongo ferait simplement un bilan de santé, selon la présidence gabonaise, mais il serait atteint d’un cancer des intestins selon plusieurs sources. Le Conseil national de la Communication gabonais s’est lui indigné du traitement de l’information par les médias français « en diffusant des informations non officielles et alarmistes », des démentis repris par le Premier ministre français François Fillon.


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