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Gambie: Neuf condamnés à mort exécutés

Le ministère de l’intérieur gambien a annoncé la fusillade de neuf condamnés à mort, en dépit de protestations

Neuf personnes condamnées à mort et détenues en Gambie, dont une femme, ont été fusillées dimanche 26 août, a annoncé lundi 27 août le ministère gambien de l’Intérieur. Ce, en dépit de multiples protestations et appels à renoncer à ces exécutions de masse. Après leur jugement et leur condamnation à mort par les tribunaux gambiens de juridiction compétente et à la suite de l’épuisement de leurs voies de recours, le ministère de l’Intérieur souhaite informer le public que les condamnés suivants ont été fusillés par un peloton d’exécution le dimanche 26 août 2012, écrit ce département dans un communiqué, qui publie une liste de neuf personnes, dont une femme et trois anciens militaires.

Lundi 20 août dernier, jour de fête du ramadan, le président gambien Yahya Jammeh stipulait lors d’une déclaration que tous les détenus condamnés à mort dans son pays seront exécutés d’ici septembre 2012. Vers le milieu du mois prochain, toutes les condamnations à mort seront exécutées à la lettre. Il n’est pas question que mon gouvernement permette que 99% de la population soit prise en otage par des criminels faisait -il savoir. Selon un décompte effectué par l’Afp en juillet 2012, 47 personnes seraient concernées dont d’anciens responsables sécuritaires. Le pays traîne une mauvaise réputation depuis longtemps en matière de défense des droits de l’homme. Plusieurs pays et institutions, dont l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE), avaient exhorté les autorités gambiennes à renoncer aux exécutions programmées. Le président en exercice de l’UA, le chef de l’Etat béninois Thomas Yayi Boni, avait même dépêché à Banjul son ministre des Affaires étrangères, Nassirou Bako Arifari, pour demander à M. Jammeh de ne pas exécuter les condamnés à mort, sans succès.

La République de Gambie est un Etat souverain qui, comme d’autres Etats souverains dans lesquels la peine de mort est appliquée, a le droit de mettre en uvre ses lois nationales tel que stipulé par sa Constitution, déclare le ministre gambien de l’Intérieur dans son communiqué lundi. Pour contraindre les autorités de Banjul, Cathérine Ashton chef de la diplomatie européenne a affirmé lundi 27 août réfléchir sur des possibles sanctions contre la Gambie afin de l’empêcher de poursuivre les exécutions massives.

Le Président gambien Yahya Jammeh a validé les exécutions des certains prisonniers
noorinfo.com)/n


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