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Gaz naturel liquéfié: Des prévisions d’importation de 48 tonnes pour le Cameroun

Une prévision de la commission ad hoc d’importation des produits pétroliers, dans un contexte où le pays souffre de pénurie

Le prix restera cependant inchangé
Le Cameroun va importer 48 000 tonnes métriques de gaz de pétrole liquéfié (GPL) en 2011 d’après les prévisions de la Commission ad hoc chargée de l’importation des produits pétroliers. Le plan des importations devrait prendre effet dès le mois de janvier 2011. Il prévoit un seuil d’importation de 12000 tonnes métriques de gaz de pétrole liquéfié tous les trois mois. Le volume des importations connaît une réelle hausse par rapport à l’année précédente (33 000 tonnes importées) et représente 70 pour cent des besoins fournis par des marqueteurs agrées, le reste de la production devant être assurée par la Société nationale de raffinage (SONARA). La Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), a tenu à rassurer les consommateurs sur la stabilité des prix. La note signée de son directeur général, Ibrahim Talba Malla affirme que les prix des principaux produits pétroliers et gaziers ne connaîtront pas de hausse. La bouteille de gaz de 12 kilogrammes continuera à être vendue à 6000 francs CFA. La consommation de GPL a été multipliée par cinq durant les 20 dernières années. A la fin de chaque année, des acteurs de la filière d’importation du gaz de pétrole liquéfié (GPL) appelés marqueteurs, se réunissent au sein de la commission ad hoc chargée des importations des produits pétroliers, placée sous la tutelle de la CSPH. De commun accord, cette commission arrête un chronogramme des importations de tous les produits pétroliers pour les douze mois de l’année suivante, ainsi que les quantités et les dates prévisionnelles de livraison. Selon ce programme, explique-t-on à la CSPH, des séances de dépouillement et d’adjudication sont régulièrement organisées, afin de désigner le marqueteur qui fait la meilleure offre d’approvisionnement pour le marché camerounais. Certains observateurs sont très critiques à l’endroit de la politique de commercialisation du GPL, utilisé en grande partie par les ménages. La CSPH a annoncé les perspectives de stabilité des prix comme une bonne nouvelle. Eux, en doutent. Normalement avec 70% de l’approvisionnement des marchés issus des importations, les prix devraient connaitre une baisse significative en raison de l’amélioration de la conjoncture internationale. Des argumentations font savoir que la commercialisation du GPL raffiné au niveau de la société nationale de raffinage (SONARA), n’est pas optimale. La technique d’extraction de cette source d’énergie à travers le pétrole recule peu à peu, pour des raisons évidentes de coûts. Il faudrait selon les experts, une tonne de pétrole brut, pour avoir l’équivalent d’une bouteille et demie de Gaz ménager.

Aujourd’hui, 60% du GPL vendu dans le monde provient de la transformation du gaz naturel. Or la demande mondiale de cette source d’énergie a baissé depuis la crise économique de 2009, qui a contraint de nombreux ménages occidentaux à baisser leur consommation. Aussi la mise en service de nouveaux gisements d’exploitation en Europe, de même que la découverte de nouveaux gisements par la Chine et de nouvelles techniques d’extraction par les Etats-Unis d’Amérique, ont fait significativement baisser la demande mondiale et conséquemment les cours de près de 40%. Certains autres font remarquer que le fait que les prix ne baissent pas surprend encore, parce que le potentiel gazier de Logbaba dans la banlieue de Douala, la capitale économique du Cameroun serait déjà exploitable. L’entreprise Victoria Gas and Oil qui opère sur place a fait savoir à ses actionnaires en fin d’année, qu’il ne restait plus que l’accord des autorités camerounaises. Normalement son entrée sur le marché devrait permettre d’augmenter la part réservée aux ménages et induire une baisse des coûts. Si la filière camerounaise passe par la France, il est à craindre que les consommateurs contrairement à ce qu’indique la commission ad hoc ne soient pas à l’abri d’une hausse des coûts. Les prix devraient logiquement être bas en début 2011, avec la présence sur le marché d’une offre importante. Mais vers avril 2011, la France envisage de revoir les prix à la hausse. Le communiqué de la commission ad hoc camerounaise n’aborde pas expressément cette éventualité.


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